ven 13 oct 2006
Dure, la chasse aux sponsors
13 10 2006fribourg-gottéron • Une partie des bandes entourant la patinoire vide de toute publicité, un casque vierge: Gottéron peine à vendre ses espaces publicitaires. vincent chobaz Dans toutes les patinoires du pays, les bandes qui délimitent la surface de jeu sont couvertes de publicité. Saint-Léonard ne faisait pas exception. Surprise en début de saison: une dizaine de bandes sur la quarantaine que compte l'enceinte n'avaient toujours pas trouvé preneurs. Idem pour une partie de l'équipement des joueurs: le casque est resté désespérément noir et seul Frigaz vient égayer les cuissettes. Des blancs, en guise de stigmates d'une énième saison difficile.
La saison dernière, les rentrées publicitaires n'étaient déjà pas à la hauteur des sommes budgétées (2,85 mio, soit 330 000 francs en dessous de l'objectif). Alors à qui la faute? A des annonceurs trop frileux ou aux errements de l'équipe dirigeante? Au-delà de la déconfiture financière (perte de 2 mio) et d'une fin de saison sportive ratée, l'exercice 2005/06 a été marqué par un nombre de couacs administratifs indigne d'une société anonyme générant huit millions de chiffre d'affaires: retards dans la mise à jour de la comptabilité, factures restées en rade, suivi des sponsors inconstant, on en passe et des meilleures. Si le club fribourgeois doit regagner une crédibilité sur la glace - malgré le classement actuel, son début de saison y contribue - le retour en grâce de Gottéron passe également par une sérieuse reprise en main de l'entourage du club. «Tendance à la hausse» Engagé en août, le nouveau responsable du marketing du HC Fribourg-Gottéron David Coppens (36 ans) en convient: «Il faut du temps pour regagner la confiance de tous. Les doutes qui planent sur la survie du club en retiennent certains. Dans un premier temps, la nouvelle équipe dirigeante est contrainte de jouer les pompiers. En parallèle, nous devons redonner envie à tous de venir au match. Tout le monde doit en avoir pour son argent. Si des bandes sont vides aujourd'hui, c'est tout simplement parce que nos prédecesseurs n'ont pas trouvé à remplacer les sponsors qui partaient. Je ne vais pas juger leur travail. C'est la suite qui m'intéresse, à savoir trouver des annonceurs pour cette saison encore. J'ai une quinzaine de contacts «chauds». La tendance est clairement à la hausse», commente David Coppens. Auparavant, lorsqu'un sponsor se retirait du jeu, on ne «blanchissait» pas nécessairement la bande laissée libre. Ce qui donnait l'impression que tout était loué. Gottéron a changé son fusil d'épaule. «Les sponsors qui n'ont pas renouvelé leur contrat ne peuvent plus figurer sur les bandes au même titre que ceux qui poursuivent leur partenariat. C'est une question de loyauté envers ceux qui paient (6000 francs le mètre pour une saison). Et tant pis si ça se voit», développe David Coppens. Année après année, la valse du personnel administratif ne résout rien. Avec ou sans Roland von Mentlen. La nouvelle équipe a au moins le bénéfice du doute. «Je ne suis pas un magicien», rappelle le responsable du marketing. «Comme tout le monde ici, je travaille à 150%. On a déjà fait des miracles. Et il en faudra encore.» I Une bande désespérément vide derrière Andrei Bykov. McFreddy