Le Brésil, autre colosse régional, a passé un mauvais quart d'heure à Quito, où les buts ont été signés par des remplaçants. Julio Baptista n'a mis qu'une minute à mettre les quintuples champions du monde en avance (72'), mais l'Equateur, qui a largement dominé les débats, a su égaliser juste avant le terme par Cristian Noboa (89'). Les pupilles de Dunga ont beaucoup souffert face à une formation tricolor audacieuse et doivent le point du match nul à l'excellente prestation de leur gardien, Julio Cesar, le plus efficace des qualifications.

Dame Chance a été nettement moins clémente envers le sélectionneur bolivien, Erwin Sánchez, qui avait décidé de préserver ses principales vedettes pour le match contre l'Argentine. Malgré une supériorité manifeste et plusieurs situations de but, la formation cafetera a mis 26 minutes à faire plier le portier adverse. C'est Macnelly Torres, au terme d'une jolie action individuelle, qui a brisé le sort qui poursuivait les Colombiens depuis cinq matches. Après la pause, le remplaçant Wason Rentería a offert un peu de confort à la Colombie, qui se reprend à rêver de qualification.

L'autre grand vainqueur de la soirée n'est autre que le Chili, qui a pris le meilleur 3:1 sur le Pérou dans le derby du Pacifique. La Roja a pu s'appuyer sur un Alexis Sánchez au sommet de son art, auteur du premier but (2'), à l'origine du penalty converti par Humberto Suazo (32') et passeur décisif sur le but de Matías Fernández (70'). Ce trio qui avait fait des ravages avec le maillot de Colo Colo a retrouvé toute son efficacité à Lima, permettant à la Roja de remonter au troisième rang. Côté péruvien, malgré la réduction du score de Johan Fano (34'), on n'a plus rien à attendre de cette compétition préliminaire.

Le joueur Lionel Messi (ARG)

Bien que le Brésilien Julio Cesar et le Chilien Alexis Sánchez aient fait le nécessaire pour mériter cette distinction, on ne peut s'empêcher de mettre en exergue le rôle joué par le trublion du FC Barcelone dans la large victoire de l'Argentine sur le Venezuela. Nullement encombré par le maillot numéro 10 qu'il portait pour la première fois (en l'absence de Juan Román Riquelme), Messi s'est montré à la hauteur de sa réputation. Après avoir ouvert le score d'un délicieux coup de patte, il a offert deux buts et profité des dernières minutes pour étaler ses qualités balle au pied. De fait, dans la dernière action du match, son slalom spécial suivi d'une frappe de l'extérieur du pied aurait sans doute mérité mieux. "S'il avait réussi ce but, je pense que je serais sorti du stade, j'aurais payé ma place et je serais rentré à nouveau", a déclaré Maradona, manifestement ravi de la prestation de son héritier.

Le chiffre 26, comme le nombre d'années qui se sont écoulées depuis la dernière victoire brésilienne à Quito. C'est lors de la Copa América 1983 que la Seleçao s'est imposée pour la dernière fois, sur le score de 1:0. En éliminatoires pour la Coupe du Monde de la FIFA, son bilan ne compte aucune victoire.

Entendu... "Le Paraguay est toujours le même, il reste au sommet du classement et c'est toujours la meilleure équipe de ces éliminatoires. Sa défaite de ce soir n'enlève rien à la qualité de son parcours" - Oscar Tabárez, sélectionneur de l'Uruguay, a tenu à souligner le niveau du Paraguay après la victoire 2:0 des siens à Montevideo.

Résultats

Samedi 28 Uruguay 2:0 Paraguay Argentine 4:0 Venezuela Colombie 2:0 Bolivie

Dimanche 29 Equateur 1:1 Brésil Pérou 1:3 Chili


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