Comme une prémonition, ils avaient renforcé les mesures de sécurité autour du match et bien leur en a pris: les supporteurs néerlandais se sont signalés durant toute la partie. Les forces de l'ordre ont même dû avoir recours à des gaz lacrymogènes, ce qui a provoqué une interruption d'une vingtaine de minutes de la rencontre.

"L'arbitre a fait évacuer mais voulait faire jouer les dix dernières minutes, a déclaré le manageur général de Nancy Gérard Parentin. Ce qui importait c'était la santé des joueurs pour l'arbitre. A partir du moment où celle-ci était assurée, la partie a repris mais ça ne ressemblait plus à grand chose."

Les dernières minutes se sont disputées dans des conditions surréalistes puisque tous les supporteurs nancéiens avaient quitté le stade Marcel-Picot à la demande du speaker. Les joueurs ont ainsi disputé la fin de match devant les seuls supporteurs néerlandais.

"Il ne faudrait parler que de la victoire superbe de l'ASNL sur un grand d'Europe, parce que parler des hooligans hollandais c'est leur faire un grand honneur", a ajouté M. Parentin.

Grâce à cette victoire Nancy s'est qualifié pour les seizièmes de finale avant même son dernier match, qu'il jouera à Blackburn à la mi-décembre. L'ASNL s'était déjà imposé 2-1 sur son terrain devant Wisla Cracovie et était allé chercher un match nul 2-2 à Bâle la semaine passée.

Feyenoord, avant-dernier du groupe E avec deux nuls et une défaite, peut encore se qualifier s'il bat Cracovie lors de la dernière journée.

Les Lorrains, qui ont dominé l'intégralité de la rencontre, ouvraient la marque par Puygrenier (22) avant que Bahia ne trompe son propre gardien sur un corner (42).

Zerka parachevait le succès des siens en transformant un penalty qu'il avait provoqué (3-0, 65). Humiliation supplémentaire pour Feyenoord: Drenthe était exclu après deux avertissements (60).

Ces incidents au stade Marcel-Picot interviennent une semaine exactement après la mort d'un supporter parisien à la suite du match de Coupe de l'UEFA entre le Paris SG et le club israélien de l'Hapoël Tel-Aviv, jeudi dernier au Parc des Princes.
AFP