Le Mans et Pau-Orthez ont connu des sorts contraires
Par Sport Magazine,
vendredi 1 décembre 2006 à 09:22 :: Basket
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Le Panathinaïkos, qui organisera le Final Four en mai prochain, reste la dernière équipe invaincue en Euroligue de basket-ball, à l'issue de la sixième journée, mercredi et jeudi.
Après six journées, Le Mans et Pau-Orthez offrent tous les deux une balance équilibrée de trois victoires pour trois défaites, ce qui leur permet de rester bien placées pour une qualification au Top 16.
Généralement sept - voire six - succès suffisent pour atteindre cette deuxième phase, un stade qu'aucun club français n'a connu ces deux dernières saisons.
Alors qu'il reste encore huit rencontres, tout reste donc possible, surtout pour les Manceaux qui se sont déplacés à quatre reprises lors des six premières journées.
Avant de recevoir la semaine prochaine les hommes forts de Vitoria, les champions de France ont remporté jeudi le match qu'il leur fallait face à un concurrent direct.
Après un début de match très brouillon (7 ballons perdus lors du premier quart-temps!), ils ont progressivement pris la mesure d'une équipe de Cologne dépassée par la valeur athlétique des joueurs du MSB.
Si Le Mans n'avait pas systématiquement raté ses débuts de quart-temps suivants, il aurait même pu se mettre rapidement à l'abri. Au lieu de quoi, Cologne s'accrochait jusqu'à la 35e minute (61-60).
Heureusement, les Manceaux pouvaient compter sur Nebojsa Bogavac, tout juste de retour de blessure. Décisif à distance, le shooteur serbe a également été formidable en défense sur le meilleur marqueur adverse, Marcus Faison.
Avec Campbell toujours aussi aérien (12 rebonds) et un Gregory qui continuait, de près et de loin, à alimenter la marque (18 points), le MSB gérait intelligemment les cinq dernières minutes pour réussir une excellente opération.
Pau-Orthez a raté devant Trévise l'occasion de se retrouver dans une position encore plus confortable et de s'emparer seul de la troisième place du groupe C.
Courageux, les Palois ont bien résisté face au champion d'Italie, malgré une accumulation de signes défavorables: la nouvelle sortie sur blessure (cheville) de CC Harrison, le déchet initial de Wright dans la raquette ou encore une certaine fébrilité sur les possessions importantes.
Surtout, ils ont eu la tête sous l'eau pendant toute la partie à cause de l'adresse insolente des joueurs italiens à trois points (14 sur 29 au final).
Après un début de match vitaminé (14-8), dans le sillage de Thierry Rupert, les Palois ont ainsi tout le temps couru derrière le score. Et à chaque fois qu'ils se rapprochaient (42-43, 24e, 50-53, 29e, 59-62, 32e), ils ont été assommés par les missiles de Lyday (3 sur 4!) ou Mordente (5 sur 6!), insatiables derrière l'arc.
Sans démériter, dominateur même au rebond, Pau cédait définitivement sur un 0-10 encaissé au coeur du dernier quart-temps et qui finissait par décourager leur bonne volonté (59-72, 35e).
Dommage d'autant que Pau-Orthez doit désormais se déplacer deux fois de suite à Kaunas et à Barcelone.
Groupe A. Vitoria et l'Olympiakos n'ont pas imité le faux pas d'Efes Istanbul la veille pour asseoir leur domination sur un groupe qui reste très ouvert quant à l'attribution des places pour le Top 16.
Groupe B. Dans ce groupe qui compte avec le Panathinaïkos le seul club invaincu de la compétition, le Maccabi Tel-Aviv a retrouvé une partie de sa splendeur en déroulant en attaque comme au bon vieux temps. Le pivot croate Nikola Vujcic en a profité pour réussir le deuxième "triple-double" de l'histoire de l'Euroligue, avec 27 points, 10 rebonds et 10 passes en seulement 26 minutes. Le premier, c'était déjà lui...
Groupe C. Derrière Barcelone et le CSKA Moscou, qui se sont expliqués mercredi, Trévise a fait un grand pas en direction du Top 16 en allant battre Pau-Orthez en France. Kaunas et Naples, qui a perdu sa deuxième prolongation en deux journées, commencent à tanguer sérieusement.
AFP
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