Les débuts ont pourtant été discrets, voire confidentiels. Deux ans après que le principe de leur création a été adopté à New Delhi, les premiers Jeux asiatiques n'ont réuni que 11 pays engagés dans 6 sports, en 1951.

Dès la deuxième édition, en 1954 à Manille, les chiffres ont commencé à progresser (19 pays et 8 sports), avant de s'emballer en 1958 à Tokyo (1422 athlètes et 13 sports).

C'est la Thaïlande qui a le plus souvent accueilli les Jeux asiatiques, à quatre reprises, en 1966, 1970, 1978 et 1998. Elle est suivie par l'Inde, le Japon et la Corée du Sud (2 fois), puis les Philippines, l'Indonésie, l'Iran et la Chine (1 fois).

Le programme n'a cessé de s'enrichir. Aux six sports de 1951, sont venus s'ajouter la plupart des sports olympiques, mais aussi le bowling et le golf, ainsi que des disciplines plus locales, comme le kabbadi (un sport d'équipe), le wushu (un art martial) et le sepaktakraw (sorte de tennis-ballon).

Si bien qu'en 2002 à Busan, des athlètes de 44 pays et régions se sont affrontés dans les 420 épreuves des 38 sports au programme.

Lors des huit premières éditions, le Japon a terminé premier au tableau des médailles, jusqu'en 1982, date de la prise de pouvoir par la Chine, toujours première depuis. Avec les JO de Pékin à l'horizon, les Jeux de Doha devraient sacrer une fois de plus les représentants de l'Empire du Milieu.
AFP