Ligue des Champions - Huitième de Finale Live Lyon - FC Barcelone
Par Sport Magazine,
mardi 24 février 2009 à 09:47 :: Football
:: #2346
:: rss
Le point sur Lyon:Impossible n'est pas lyonnais ?
Que la montagne est belle. Qu'elle est haute également. Mardi, l'Olympique Lyonnais va tenter de commencer son ascension du mont Barcelone par la face la moins abrupte.
Si tant est qu'il y en ait une... En huitièmes de finale de la Ligue des Champions, le septuple champion de France va se frotter à ce qui est la meilleure équipe d'Europe depuis le début de la saison. Ni plus ni moins. Cette année, Messi, Henry, Eto'o et la clique catalane sont au football ce que Houdini était à la prestidigitation. Le défi proposé à Lyon est de taille. Comme l'an passé. Au même stade de la compétition, l'OL avait dû croiser le fer avec Manchester United, futur vainqueur de la Ligue des Champions.
On pourrait se plaindre, se lamenter du manque de chance des Lyonnais au tirage. Mais cela ne sert plus à rien. Mardi soir, ce sont onze Lyonnais face à onze Barcelonais qui vont se faire face. Les meilleurs l'emporteront. C'est aussi simple que cela les Rhodaniens n'ont rien à craindre. Rien à perdre non plus. "Dès le coup d'envoi, il nous faudra jouer comme nous le faisons en championnat ou en Coupe de France. Il faudra faire notre match", lance Cris. Indirectement, le rugueux Brésilien prévient ses coéquipiers : Pas question de se tétaniser devant un Barça qui conserve et mange le ballon de manière pantagruélique (62% de possession au premier tour).
Pour faire plier cette machine, la solution est simple mais difficile à mettre en pratique le temps d'une rencontre : "Il faut essayer d'imposer un pressing haut car ils ont de bons joueurs en attaque comme Messi, Eto'o, Henry, dont il ne faut pas avoir peur, assure Cris. Il faudra faire preuve d'agressivité dans le marquage. Il y a aussi peut-être un bon coup à jouer sur les phases arrêtées." Des phases sur lesquelles les Barcelonais ne brillent guère. Un petit coup franc de Juninho et une victoire 1-0 satisferait amplement Claude Puel et ses hommes avant un retour périlleux au Camp Nou.
Pour aller en Catalogne avec un avantage et voler le ballon aux Barcelonais, Claude Puel va devoir réussir un savant mélange au milieu de terrain entre ceux qui devront récupérer le ballon dans les pieds des magiciens et ceux qui devront le conserver... Jérémy Toulalan et Juninho sont partants à 100%. Reste à savoir qui seront ceux qui les épauleront dans l'entrejeu. Quatre hommes sont en lice (Källström, Delgado, Keita, Ederson) pour jouer derrière Karim Benzema, sur qui repose une très grande partie des espoirs rhodaniens. En défense, John Mensah sera aligné sur le côté droit et aura pour mission de bloquer Thierry Henry. Périlleux ? Certainement. Pas plus que de museler Eto'o ou éteindre Messi. Que la montagne est haute..
Le point sur FC Barcelone
Barcelone, la référence
Barcelone, capitale du football européen. Depuis le début de saison, rien ne résiste au Barça. Leaders hégémoniques de la Liga, les Blaugrana allient résultats et football léché. Au point d'être considérés comme la référence sur le Vieux Continent cette saison au même titre que Manchester United lors de l'exercice précédent. Les statistiques donnent le tournis : Barcelone est devenu le premier club en Liga à atteindre les 50 points au terme des matches aller depuis l'instauration de la victoire à trois points en 1995-1996. Il possède aussi la meilleure défense de son championnat et la meilleure attaque créditée de 71 buts en 24 rencontres, soit l'impressionnant total de trois unités en moyenne.
Même Juande Ramos, pourtant coach de l'ennemi juré madrilène, semble être sous le charme : "C'est la meilleure équipe du Barça de l'histoire." Messi, Henry et Eto'o, 51 buts à eux trois depuis le début de saison, ne sont que les têtes d'affiche d'un collectif ultra-complet. Face à Lyon, le danger viendra de partout notamment des pieds de Xavi Hernandez, maître à jouer du Barça, désigné meilleur joueur du dernier Euro remportée par une Espagne au football ressuscité par la griffe catalane. Car outre Xavi, Andres Iniesta était à la manoeuvre en Suisse et en Autriche, alors que Carles Puyol apportait son expérience en défense.
A Gerland, le Barça jouera sans l'un de ses stratèges. Iniesta, victime d'une élongation la semaine dernière, est forfait tout comme l'ex-Lyonnais Eric Abidal, touché aux adducteurs samedi dernier. Cela suffira-t-il à dérégler le football total prôné par Pep Guardiola ? Rien n'est moins sûr tant le Barça semble planer sur chaque rencontre qu'il dispute depuis le début de saison.
Seul signal d'alerte, la défaite face au voisin de l'Espanyol, lanterne rouge de Liga, le week-end dernier (1-2). Un revers qui a démontré que les chiffres aussi implacables soient-ils ne représentent aucune garantie. Les Catalans ont laissé quelques plumes au cours de ce derby. Outre la perte d'Eric Abidal dont l'absence est estimée à deux mois, les Blaugrana ont disputé la seconde période en infériorité numérique. De quoi griller quelques précieuses cartouches avant le voyage entre Saône et Rhône ? Pas certain. Le revers face au voisin de l'Espanyol n'a en tout cas pas entamé le moral des troupes et Thierry Henry estime toujours que sa formation "reste malgré ce que certains vont dire, la meilleure équipe du monde."
Carles Puyol est plus mesuré. L'emblématique capitaine, qui a déjà soulevé la Coupe aux grandes oreilles en 2006, ne veut pas sous-estimer Lyon : "C'est du 50-50. Lyon présente une équipe solide avec de grands joueurs. " Une prudence qui ne trompera personne. Une élimination dès les huitièmes de finale serait un véritable camouflet pour une équipe dont le destin semble écrit. Un peu à la manière de Manchester United la saison dernière.
Eurosport
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire