On a senti un OM dominateur à Lyon mais qu’a-t-il manqué à l’équipe pour s’imposer ? Lyon a une bonne équipe avec une défense physique. Nous avons eu du mal à percer la défense afin de se procurer des occasions nettes. Le match a été serré et les deux équipes ont joué pour gagner avec la volonté de ne pas donner trop d’espaces à l’autre. Un but de l’une ou l’autre équipe aurait sans doute ouvert la rencontre.

Sur un match comme sur l’ensemble de la saison, l’OM semble capable de rivaliser avec Lyon… Oui mais ce n’est pas contre Lyon que se joue le championnat. Le titre se décide lors des autres matches de l’année. Il est important de prendre les trois points le plus souvent possible ou au moins de ne pas en perdre. Le championnat, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Mais à deux journées de la fin, si tu joues Lyon, Bordeaux ou Paris, là ce sera décisif mais pour le moment, il est encore un peu tôt.

Au milieu de terrain, vous avez un rôle autant défensif qu’offensif. C’est un poste où vous vous sentez bien ? Je me sens à l’aise car quand l’équipe a le ballon, cela me permet d’aller vers l’avant pour chercher l’espace entre les lignes. Cela me convient car dans ce rôle, lors d’une perte de balle, je couvre l’axe et le côté gauche, jusqu’à Taiwo.

"Quand on joue groupé, cela ne veut pas dire que l’on défend ou que l’on attaque, cela signifie que l’on est mouvement tous ensemble. Soit on monte, soit on redescend mais sans écarter les lignes"

Erik Gerets vous fait confiance. Est-ce le système de jeu qui a changé ou vous ? Je ne pense pas avoir changé, j’ai toujours donné le meilleur de moi-même et j’ai toujours su que je pouvais évoluer dans un rôle plus axial comme à Liverpool ou Middlesbrough. Le coach a dû changer d’avis.

L’OM n’a encaissé qu’un but lors de quatre dernières rencontres. A quoi l’attribuez-vous ? On joue plus serré. Les lignes sont plus proches les unes des autres, du coup, les adversaires ne trouvent plus les espaces. De plus, la défense joue très bien en ce moment. Le travail défensif est un travail d’équipe. Si tout le monde fait son travail, cela facilite les choses pour tout le monde. Quand on joue groupé, cela ne veut pas dire que l’on défend ou que l’on attaque, cela signifie que l’on est mouvement tous ensemble. Soit on monte, soit on redescend mais sans écarter les lignes.

Depuis la blessure de Mamadou Niang, l’OM ne marque plus. Y’a-t-il un Niang-dépendance dans l’équipe ? Je n’espère pas. Mamad’ est très important pour nous, il garde bien la balle, il trouve des ouvertures et marque des buts. Il est très important pour l’équipe mais parler d’une dépendance peut peser sur le groupe. On a des joueurs qui peuvent très bien jouer devant et qui peuvent marquer des buts.

L’OM est à la deuxième place. Quel bilan pouvez-vous faire de ces premiers mois de championnat ? C’est bien d’être en haut du classement, à la deuxième place, mais il y a beaucoup d’équipes autour de nous. Nous sommes proches du leader, nous pouvons donc être satisfaits, surtout si l’on regarde où nous étions l’an passé à la même période. Le chemin est encore long et le plus important est d’être premier à la fin et pas après six mois.

"L’an dernier en Champions League, l’écart était grand. Il suffit de voir le score de Liverpool au stade Vélodrome (0-4). Cette année, nous avons vraiment mieux joué en donnant le meilleur de nous-mêmes"

Pourquoi l’OM est plus à l’aise à l’extérieur en championnat ? Je ne crois pas que nous soyons plus à l’aise à l’extérieur. Les équipes qui viennent au stade Vélodrome jouent différemment. Elles savent que, devant notre public, nous voulons faire le show et marquer le plus de but possible. Souvent, avec cet enthousiasme, nous perdons notre organisation et nous nous faisons contrer. C’est une chose que l’on doit encore régler.

Du côté de la Ligue des Champions, l’OM a fait jeu égal avec ses adversaires sans parvenir à se qualifier. Qu’a-t-il manqué ? L’an dernier, l’écart était grand. Il suffit de voir le score de Liverpool au stade Vélodrome (0-4). Cette année, nous avons vraiment mieux joué en donnant le meilleur de nous-mêmes. Mais nos adversaires restent de grandes équipes européennes. Liverpool est premier de son championnat, l’Atlético a fini troisième en Espagne. On sait que dans cette compétition, les petites erreurs se paient cash avec des buts. On a appris pas mal de choses en Champions League. Dans ce groupe assez difficile, il ne faut pas avoir honte d’avoir finir à la troisième place. Nous sommes qualifiés pour la coupe Uefa et le plus important pour le club et les supporters, c’est que l’aventure européenne se poursuive en février prochain.

Dans quel état d’esprit êtes-vous avant de recevoir Nancy ? C’est une équipe difficile à jouer. Ce week-end, ils ont gagné 2-0 et ils viendront probablement en confiance au stade Vélodrome. Ils seront également motivés pour faire un bon résultat. Mais le plus important est d’éviter les contres afin de ne pas se faire surprendre. On va essayer de prendre les trois points comme tous les week-ends.

Qu’est-ce que vous espérez pour la seconde moitié de saison ? J’espère que l’on poursuivra notre chemin et que l’on deviendra encore plus costaud. A la fin, j’espère que nous pourrons dire que nous avons réussi car nous aurons rempli les objectifs fixés.

Quels sont les principaux concurrents de l’OM ? Ce sont les quatre premiers. Ce n’est pas pour rien si ces équipes sont là. Mais il faut se concentrer sur nous-mêmes avant de regarder les autres.

F.R.


Source : om.net