Trois jours après la réception de Caen, comment analysez-vous la rencontre ? On peut se dire que Caen n'est pas meilleur que nous, mais ils ont des joueurs qui font la différence comme Nivet contre nous ou Savidan en début de saison. Et ils ont dix points de plus que nous.

Le constat fait après ce match est-il le même que très souvent depuis le début de saison ? Il y a toujours des erreurs individuelles. Ce n'est jamais le même joueur qui fait l'erreur et c'est vraiment très compliqué à régler. En première mi-temps, à part la tête sur le corner, on n'a pas fait beaucoup d'erreurs. Il y a toujours un événement dans le match qui fait que l'on est en difficulté. Après quand on essaye de revenir au score en deuxième mi-temps, on s'en prend un deuxième. Il y a toujours un truc qui ne va pas. Tu peux rater un match, tu ne peux pas en rater dix-huit. Il nous manque toujours ce petit truc.

Cette situation dure depuis longtemps... Ça fait deux ans que le club est dix-neuvième ! Il est difficile de dire que le groupe n'est pas à sa place. Sur une durée aussi longue, ce n'est pas un hasard. Même si nous avons subit des faits de jeu défavorables comme à Valenciennes et à Monaco, même si nous sommes dans notre position. Il y a des équipes comme Lorient et Lille qui ont eu du mal à démarrer. Mais à un moment donné, si tu as la qualité, tu démarres. On peut être en difficulté sur un ou deux mois. Mais pas sur deux ans ! Le manque de réussite, ça ne dure qu'un temps.

Face à Caen, n'était-ce pas aussi une question de mental ? Il faut être à 100% pour gagner les matches. On ne peut pas se permettre d'avoir une baisse de régime dans notre situation. En première mi-temps, je n'ai pas vu un rouleau compresseur qui voulait gagner. Je l'ai ressenti durant les vingt dernières minutes, preuve qu'on est toujours en réaction plutôt qu'en action. On ne peut pas dire que les mecs n'ont pas couru car j'ai vu les statistiques du match et je peux dire qu'ils ont couru. Mais pas avec le bon état d'esprit.

Quelle est la solution ? On doit être capable de se faire violence. Il le faut sans quoi ce n'est même pas la peine de continuer. On se contente d'un minimum qui n'est pas suffisant pour l'instant. Ça le serait peut être si on jouait en milieu de tableau, mais dans notre position, on ne peut pas se le permettre. Est-ce que les joueurs en sont capables ? Il le faudra. Il faut qu'ils se responsabilisent et se prennent en charge.

Le FCSM ne compte que treize points avant son déplacement à Nantes... On est mal ! A force de perdre des points, que ce soit pas notre faute ou celle des autres, nous sommes dans une mauvaise posture. Lors des matches retours, ça va être une bataille à chaque rencontre. On pourra comparer ça à des matches de coupe. Peut-être que la barre du maintien sera moins haute que l'année dernière car il y a beaucoup d'équipes à la traîne. Il faudra tout de même six ou sept victoires. Quand on sait que nous n'en avons qu'une en dix-huit matches... On pourrait le faire, mais à condition de changer d'état d'esprit.

Quel doit être le mot d'ordre avant le déplacement à la Beaujoire ? Déjà, il ne faut pas que Nantes prenne trois points. S'ils les prennent, c'est un candidat au maintien qui s'éloignera. Cela ne veut pas dire que l'on va jouer le nul car quand on joue, on joue toujours pour gagner.

Nantes est une équipe qui semble très physique... Il est clair que si on ne répond pas présent dans les duels, on va souffrir. C'est une certitude ! Mais je ne pense pas qu'ils aient plus de qualités techniques que nous.


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