Seul un miracle pourrait sauver les volleyeurs français
Par Sport Magazine,
mardi 28 novembre 2006 à 17:59 :: Autres Sports
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Pour disputer les demi-finales, samedi à Tokyo, les Bleus doivent battre l'Italie dans leur dernier match de poule mercredi et espérer une défaite du Brésil contre la Bulgarie. Ce serait alors le ratio entre les points gagnés et les points perdus qui départagerait Français et Brésiliens.
Mais outre le fait que les "auriverde", qui ont besoin de la victoire, seront archi favoris contre des Bulgares déjà assurés de leur qualification, il faudrait en plus que les scores des deux matches en question soient très larges pour permettre aux Tricolores de rattraper leur important retard au pointaverage.
Autant dire que les Français peuvent d'ores et déjà faire une croix sur leurs rêves de podium.
La Pologne, la Serbie et la Bulgarie se sont qualifiées mardi pour les demi-finales du Championnat du monde de volley-ball messieurs.
La grosse surprise est venue de Sendaï, où les Polonais sont revenus de 2 sets à 0 pour battre sur le fil 3 à 2 la Russie, vice-championne du monde en titre. Les Russes, premiers outsiders pour le titre une nouvelle fois décevants, sont éliminés.
Il s'agit d'ores et déjà de la meilleure performance des Polonais depuis l'époque dorée où ils avaient remporté coup sur coup le Championnat du monde (1974) et les jeux Olympiques (1976).
La Serbie a assuré son billet en gagnant facilement contre le Japon (3-0). Elle jouera la première place du groupe E mercredi contre la Pologne dans un match entre invaincus.
Dans le groupe F également les jeux sont pratiquement faits.
La Bulgarie a préservé son invincibilité aux dépens de la France 3 à 2, elle aussi en revenant de 2 sets à 0. Matej Kazyiski a été le meilleur marqueur de son équipe avec 14 attaques, 1 contre et surtout 5 aces. Les Bulgares sont sûrs de participer aux demi-finales, pour la première fois depuis vingt ans.
Tout avait pourtant bien commencé pour les Français face à la Bulgarie, vainqueurs des deux premières manches en jouant un volley quasi parfait.
D'une rigueur exemplaire, ils avaient maîtrisé les puissants services bulgares et ramené beaucoup de ballons en défense, notamment Stéphane Antiga. A l'attaque, Frantz Granvorka était intenable (23 frappes gagnantes).
Cette belle mécanique s'est grippée en quelques échanges, alors que les Français menaient 20-18 dans le troisième set, à cinq points de la victoire. Une balle collée par Romain Vadeleux, deux attaques sorties par Granvorka et Guillaume Samica ont suffi à remettre les Bulgares dans le sens de la marche, définitivement.
"On avait tout ce qu'il fallait pour gagner, mais on a perdu un peu de lucidité, on a hésité et ça a été fatal. On a laissé passer des occasions qui ne se sont plus présentées par la suite", a commenté Granvorka
Les Bulgares, euphoriques depuis le début du tournoi et toujours invaincus en huit matches, ont trouvé leurs marques en réception sur des services français un peu moins tranchants. Ils ont alors pu exprimer leur énorme potentiel à l'attaque et au bloc, le secteur où ils ont le plus largement dominé (14 à 4).
"Dans les deux derniers sets, Matej Kaziyski est passé au-dessus du contre et n'a fait que des trous sur les balles hautes", a commenté le libéro Jean-François Exiga à propos du superbe attaquant bulgare, peut-être le serveur le plus impressionnant du monde.
Cette défaite est la deuxième des Bleus au Japon. Plus que ce dernier échec, dont les Français n'ont pas à rougir, c'est le faux pas contre l'Allemagne, venu le surlendemain d'un exploit face aux champions du monde brésiliens, la semaine dernière à Fukuoka, qui risque de laisser des regrets.
Les Bleus, quasiment éliminés de la course aux demi-finales, doivent immédiatement se reconcentrer, car la lutte pour la cinquième place mérite d'être livrée. Il s'agirait de la deuxième meilleure performance de l'histoire du volley français dans un Championnat du monde après la médaille de bronze de 2002 en Argentine, où seuls trois joueurs du groupe actuel étaient présents (Antiga, Granvorka et Oliver Kieffer).
"Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un cycle qui doit nous mener aux Jeux de Pékin. Il faut passer à la suite et ne pas rester sur cette défaite", a lancé Blain.
AFP
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