Le Ballon d'Or France Football, jean ceinturé, chemise légèrement ouverte, sourit déjà. Il sait pourquoi ses invités l'attendent. Il sort alors en se marrant, un tout petit ballon qu'il pétrit entre ses doigts, un ballon comme ceux que les écoliers cachent dans leur trousse. Il n'est pas en or, celui-ci, mais il symbolise son amour du jeu et de la blague. Cristiano Ronaldo se plonge alors dans la lecture du France Football du mardi 2 décembre. Il en est le tout premier lecteur. Il rit. « J'y croyais, j'y ai toujours cru. » Il se voit offrir le coffret des DVD Ballon d?or France Football, ses 52 prédécesseurs s'y trouvent tous, ou presque. « Je le regarderai» dit le Portugais, qui ajoute en français « tranquillement ».

Clichés sans pose, courte interview. Citations, sensations, émotions. Il est cet enfant de Madère, belle gueule, bon pied, qui se dit « étonné d'avoir autant marqué », 42 buts sous le maillot de Manchester United pour un titre anglais, et une Coupe d'Europe. « La finale de Ligue des champions », justement, est, glisse-t-il, son plus beau souvenir de l'année. Il est l'heure de dîner... La table est dressée. Surprise : tout le monde est invité. En cuisine, son ami Rogerio, restaurateur du coin, oeuvre. Crevettes, riz, poulet, salade. Le Portugal à la bouche. Le sourire en coin. Dans la cheminée, quinze bouteilles de champagne, autant de récompenses données au « Man of the match » des Red Devils. Mais ce soir, Cristiano ne songe plus qu'à un seul trophée à soulever. Celui qui l'attend dimanche, à Paris. Un Ballon, en Or. Merci pour l'hospitalité, et au plaisir de vous revoir chez nous...

Xavier RIVOIRE, à Manchester


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