Cet été, lorsque Ronaldinho s'est présenté à Milan pour revêtir pour la première fois le maillot rossonero devant ses nouveaux tifosi, la capitale lombarde l'a accueilli avec une splendide fête brésilienne. Avec l'arrivée désormais officielle de David Beckham en janvier prochain, le vainqueur de la dernière édition de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA se transforme petit à petit en une véritable usine à rêves, une matérialisation du football-spectacle. Comment définir, sinon, une équipe capable d'aligner dans son onze une icône vivante du football mondial, le quadragénaire Paolo Maldini, aux côtés de l'un de ses espoirs les plus prometteurs, le Brésilien Pato (19 ans) ? Sans parler de l'incombustible Néerlandais Clarence Seedorf, des Italiens champions du monde Andrea Pirlo, Gennaro Gattuso et Alessandro Nesta, du Joueur mondial de la FIFA 2007 Kakà et de l'Ukrainien Andreï Shevchenko...

Même entouré de tous ces talents, Ronaldinho demeure le joueur le plus emblématique du football-spectacle. C'est pour cette raison qu'Electronic Arts l'a choisi pour la troisième année consécutive (la quatrième au total après la première expérience de 2004) en tant qu'ambassadeur mondial d'EA Sports FIFA 09, dernier opus d'une longue lignée de simulations sportives à succès.

Ces derniers jours, le phénomène brésilien a été l'invité d'honneur des événements associés à la présentation italienne du jeu. Malgré les crépitements des flashes et les interrogations des journalistes, Ronaldinho ne s'est jamais départi ni de son entrain ni de son sourire à nul autre pareil. Entouré d'écrans qui diffusaient des images d'EA Sports FIFA 09, le Joueur mondial de la FIFA 2005 n'a pas tardé à s'intéresser au match virtuel opposant le Milan à l'Inter. Les graphismes de la nouvelle version sont tellement réalistes que l'on a l'impression d'assister à de vraies images télévisées. Tout aussi abasourdi que le premier fan venu, Rony semble se dire, en découvrant son homologue pixellisé : "Je l'ai joué quand, ce match-là ?"

Par la suite, le champion du monde 2002 a dû répondre à toute sorte de questions, certaines très classiques, concernant sa passion pour les jeux-vidéo ("Je ne suis pas accro, mais quand je dois tuer un peu de temps dans un hôtel, je fais une petite partie de FIFA 09. Je me débrouille assez bien, même si je ne fais pas partie des meilleurs non plus"), d'autres plus techniques, sur les meilleurs joueurs du monde réel ("Kakà, Cristiano Ronaldo et Messi) et virtuel ("Ronaldinho, qui d'autre ?"), avant de revenir à des sujets plus terre-à-terre. Son plat préféré ? La feijoada, bien évidemment, question d'origines...

Quand arrive enfin le moment du défi, joystick en main, l'on sélectionne naturellement les équipes de l'AC Milan et de l'Inter, un choix logique dans la capitale lombarde. Les deux écuries sont au grand complet et les mouvements des joueurs s'avèrent extrêmement réalistes. Le match a lieu à San Siro, dans une ambiance qui reproduit à l'identique l'enthousiasme des tifosi rossoneri et nerazzurri. Outre les enceintes classiques, l'édition 2009 d'EA FIFA met une quinzaine de nouveaux stades à la disposition des gamers.

L'AC Milan fait le jeu en s'appuyant sur le Ronaldinho virtuel et sur Kakà, mais les actions dangereuses n'abondent pas. Sans doute les acteurs auraient-ils besoin de se familiariser davantage avec les incroyables options que le jeu met à la disposition des gamers les plus entraînés. Face à Rony se trouve un supporter intériste, également star de la télévision italienne, qui parvient à mieux exploiter les nouvelles possibilités offertes par le jeu sur le plan de la stratégie et du contrôle des déplacements. L'Inter ouvre le score avant la pause, sur un bon centre de la droite conclu de la tête par Mancini. C'est une petite revanche pour les Nerazzurri après le revers concédé dans le derby disputé il y a quelques semaines, sur un but de la tête de Ronaldinho offert par Kakà. Curieusement, cette action est la copie conforme de celle amenant le but intériste sur EA Sports FIFA 09.

Le commentateur du match, présent à l'événement en chair et en os, n'est autre que Fabio Caressa, entré dans l'histoire en racontant le parcours victorieux de l'Italie à la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. En fait, chaque version locale du jeu comporte les voix des commentateurs les plus connus, ce qui ajoute une dose de réalisme et d'émotion.

Ronaldinho a perdu le match, mais certainement pas son sens de l'humour et sa disponibilité envers le public : "Mon avatar donnait vraiment l'impression de s'amuser en jouant. Il transmet toute la passion et l'enthousiasme que j'ai pour ce jeu. C'est vraiment ça le plus important : que ce soit sur le terrain ou sur FIFA, il faut que ça reste une expérience plaisante et divertissante !"


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