Nous abordons la fin des préparatifs et tout se présente très bien, a déclaré Beasley depuis Milwaukee, où les protégés de Keith Tozer ont disputé plusieurs matches amicaux dans le courant du week-end. L'ambiance est excellente et le groupe regorge de bons joueurs".

Bien que la carrière de Jamar ait emprunté des chemins différents de ceux de son frère, tous deux ont éclos dans le même centre de formation. Ainsi, ils ont porté pendant deux ans les couleurs de la South Side High School, avant d'intégrer le stage organisé par la fédération américaine dans le centre d'entraînement de Floride. A son terme, Jamar est parti à la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Nigeria 1999, tandis que son frère a mis le cap sur la Nouvelle-Zélande pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA. Celui-ci avait d'ailleurs fini deuxième au classement des meilleurs joueurs de la compétition.

C'est alors que la carrière de DaMarcus a vraiment décollé, propulsée par ses séjours à Chicago Fire, au PSV Eindhoven, à Manchester City et aujourd'hui aux Glasgow Rangers, sans parler de l'équipe nationale, avec laquelle il a aligné plus de 80 capes et deux Coupes du Monde de la FIFA.

"Avec DaMarcus, nous sommes très proches, a confié Jamar à FIFA.com, manifestement très fier des succès de son frère. Dès que nous en avons l'occasion, nous nous retrouvons. Après Rio, je vais aller faire un tour en Écosse pour passer quelques jours avec lui".

"L'an dernier, quand il a dû s'arrêter pour cause de blessure, il est venu aux Etats-Unis et a assisté à mes matches, a ajouté le meilleur buteur de l'équipe de Detroit Ignition, qui évolue dans le championnat américain de futsal (MISL). Nous gagnons tous les deux notre vie grâce au football, mais chacun à sa façon ! Mais nous sommes toujours là l'un pour l'autre".

Au tout début des années 2000, Jamar a fait le bonheur des fans de New England Revolution avec son sens du but et son aptitude à déborder ses adversaires sur l'aile. Mais en 2003, après un bref séjour en Italie et une saison passée aux côtés de son frère DaMarcus à Chicago, le joueur aujourd'hui âgé de 28 ans a décidé de se tourner vers la version indoor du jeu.

"La transition n'a pas été facile, reconnaît Jamar, qui a eu du mal à s'adapter à la modalité hybride jouée aux Etats-Unis, avec ses remplacements incessants et ses murets qui encadrent l'aire de jeu. Mais aujourd'hui, j'adore vraiment ce jeu-là".

La défense avant tout A l'aube de sa deuxième Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Beasley espère améliorer la performance réalisée il y a quatre ans à Chinese Taipei, lorsque la formation américaine s'était qualifiée pour la deuxième phase de poules. Le meilleur résultat des Stars and Stripes dans la compétition remonte à 1992, lorsqu'ils s'étaient inclinés en finale face au Brésil.

"Notre point fort, c'est la défense, explique le joueur né dans l'Etat de l'Indiana. Nous, ce qu'on aime c'est prendre l'adversaire à la gorge, le mettre sous pression. Nous avons aussi les moyens d'attaquer, mais notre point fort, c'est vraiment la défense".

L'équipe américaine emmènera à Rio plusieurs figures de la discipline, comme Denison Cabral et Carlos "Chile" Farias, tous deux d'origine brésilienne. La Major League Soccer contribue elle aussi, avec Matt Hatzke, pensionnaire des San Jose Earthquakes.

Versés dans le Groupe B, en compagnie de l'ogre portugais, les Américains ont tout intérêt à réussir leur entrée en matière, face au Paraguay. "Nous avons perdu notre premier match la dernière fois, rappelle Beasley. Il faut éviter que ça se reproduise. Contre le Paraguay, il va falloir bien commencer et réussir un bon résultat. On va tout faire pour décrocher une victoire".


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