Avez-vous songé à faire entrer un deuxième attaquant en deuxième mi-temps ? J'y ai pensé, mais quand j'ai vu comment on souffrait à l'intérieur, et qu'ils commençaient à prendre le dessus, je me suis dit qu'il ne fallait surtout pas dégarnir notre milieu. Je pensais qu'avec Mansaré, Gignac ou un coup de pied arrêté, on pouvait peut être faire la différence. Cela a failli se produire, car on a trois occasions et demies franches. Mais c'est vrai que dans le jeu, ils ont été meilleurs que nous.

Qu'avez vous pensé de la prestation de Cédric Carrasso dimanche ? C'est vraiment un super gardien. Il a une très bonne gestion de la compétition. Il s'entraîne bien, il prépare bien son match. Dans le vestiaire c'est un leader positif. Il pense au collectif avant de penser à lui même. Avec Didot, ce sont deux joueurs qui étaient aux portes de l'équipe de France. Ils sont restés très humbles et ils sont très positifs dans le collectif. Je pense que c'est ça qui fait avancer une équipe.

Quel bilan tirer de ce premier mois de compétition ? Je dirais un bilan moyen... même si il y a des points positifs. On a cinq points en quatre matchs en rencontrant trois équipes européennes. On reste depuis Lyon sur une série de trois matchs sans défaites, en montrant une solidité défensive... Maintenant, on ne peut pas se contenter de ça, il faut que l'on passe un cran supérieur au niveau de notre jeu en mouvement. La prochaine série de matchs sera intéressante à faire. On verra si on est en progrès, si on est capable d'élever notre niveau de jeu pour poser beaucoup plus de problèmes à nos adversaires, notamment à domicile.

Les gens ne sont-ils pas trop impatients avec l'équipe ? Peut être. Les gens oublient la saison difficile que l'on a eu. On est en pleine reconstruction avec quatorze départs. Il ne faut pas oublier non plus que face à Rennes, on débute le match avec cinq joueurs formés au club. J'aimerais voir plus de progrès, voir les gens beaucoup plus satisfaits au niveau de notre jeu. Les choses se mettent en place, on se découvre petit à petit. J'aimerais parfois prendre plus de risques, jouer éventuellement en 4-4-2... Mais il faut sentir les choses... J'ai des images par rapport à l'entraînement, des ressentis, des sensations... Contre le Havre, je sentais qu'il fallait prendre des risques. Dimanche, en mon âme et conscience, je pensais que si je prenais ce risque là, je mettais toutes les chances de mon côté ou la malchance, de perdre ce match là.


Source : tfc.info