Dans quel état d'esprit arrivez-vous au PSG? "Je suis très heureux de jouer à Paris, pour moi c'est un retour (en France). Je vais essayer d'amener mon style de jeu, mon expérience, ma rage sur un terrain. C'est un super challenge, j'ai envie de donner tout ce que j'ai".

Quels arguments vous ont convaincu? "Il y a un projet, une envie de rebondir. Et c'était important que l'entraîneur et le président aient envie que je vienne, parce que moi j'ai besoin de confiance pour en donner."

Avez-vous été en contacts avec d'autres clubs? Marseille? "Non. J'ai eu le chance de jouer à l'étranger, pour moi c'est énorme de revenir, j'aime le championnat français, et revenir dans un grand club, c'est bien. Je n'ai pas hésité 10 minutes".

Alors pourquoi les négociations ont-elles duré? "Il y avait un petit souci avec Rome, mais moi j'étais à Paris (dans son esprit, ndlr). Mais le président m'avait donné sa parole, et moi j'ai tout fait pour que ça se fasse. C'est vrai que normalement je reste pas mal dans les clubs (4 ans à Lyon, 6 à Monaco, 3 à Barcelone et 1 à Rome, ndlr), j'ai découvert un autre championnat, mais je n'étais pas très, très bien là-bas, pas très à l'aise, ce n'était pas sur le jeu, c'était plus personnel".

Au PSG, vous allez retrouver Jérôme Rothen avec qui vous formiez un tandem efficace à Monaco... "Oui, et je connais d'autres joueurs de l'effectif. Jérôme, je le connais depuis pas mal d'années, c'est un grand joueur, c'est important qu'il soit resté, pour moi, pour le Paris SG."

Vous avez joué au Barça, à la Roma, estimez-vous que le PSG a une équipe compétitive? "Je suis rassuré parce qu'il y a des bons, des grands joueurs. Je vais voir comment fonctionne le staff, mais je ne suis pas Zorro pour tout changer. Je vais essayer de m'adapter, je vais apprendre petit à petit. C'est normal d'être attendu, ça fait partie du métier. Les responsabilités, je vais les prendre".

Avez-vous reçu des assurances sur le recrutement du club? "Non, non, moi j'ai discuté de mon cas. Je sais que Paris à des joueurs en vue mais c'est au président et au staff de s'en occuper.

Le PSG peut-il vous aider à retrouver les Bleus? "L'équipe de France, ça fait pas mal de temps pour moi que c'est un peu barré. Tant que Raymond Domenech (le sélectionneur) sera là, ce sera difficile pour moi. Si je suis bon et en forme, c'est possible, mais ce n'est pas mon objectif numéro un".

Quel regard portez-vous sur la dernière saison du PSG? "Vu de l'extérieur, c'est difficile de se prononcer. Ils ont fait des bons matches sur la fin. C'est passé, c'est oublié, il faut repartir d'un bon pied."

Ne craignez-vous pas la pression propre au club? Les supporters manifestaient dès la reprise de l'entraînement... "On a besoin des supporters, on a vu qu'ils étaient présents la saison dernière. Sans eux, ça va être difficile, on espère faire une bonne saison pour que tout le monde soit content. Il y a un peu de pression, c'est ce que j'aime".

AFP