Infimes car les Néerlandais, déjà qualifiés, vont faire tourner leur effectif. Mais aussi parce que les Bleus ont le moral dans les chaussettes. Au Mont Pèlerin, le ciel était bas ces derniers jours. Des tensions sont apparues. "C'est la vie d'un groupe, ces moments de tension. J'ai connu des groupes qui fonctionnaient bien et, même quand ça marche, celui qui ne joue pas est tendu ", a reconnu un Raymond Domenech qui pourrait bien faire naitre quelques tensions supplémentaires mardi en changeant une partie de son équipe de départ.

Après le 4-2-3-1 de Berne, le sélectionneur de l'équipe de France devrait revenir au 4-4-2 ce soir, avec, pour la première fois de l'Euro, une attaque Henry-Benzema. Derrière, Lilian Thuram et Willy Sagnol, qui n'ont pas fait le poids physiquement, devraient payer les pots cassés de la défaite face aux Pays-Bas (4-1). Eric Abidal et François Clerc pourraient être titularisés. Patrick Vieira est lui out et a fait part de son dépit, lundi.

Quels que soient les hommes, il faudra que cette équipe de France trouve un équilibre qui la fuit depuis le 9 juin. Trop frileux face à la Roumanie, beaucoup trop attirés par l'avant contre les Pays-Bas, les vice-champions du monde doivent trouver le juste milieu devant des Italiens qui ne sont guère mieux en point et qui, faut-il le rappeler, n'ont plus battu les Bleus depuis trente ans et la Coupe du monde 1978 (ndlr : la finale du Mondial 2006 n'est pas comptabilisée comme une défaite puisqu'elle s'est terminée aux tirs au but). Trois décennies d'invincibilité que Raymond Domenech et ses hommes échangeraient sans doute contre une victoire et une qualification pour les quarts de finale de l'Euro 2008.

Eurosport