Défaite record Pour son premier match en phase finale d'une grande compétition, le sélectionneur italien Roberto Donadoni aura la douleur d'être aussi le coach de la plus large défaite de son pays dans la compétition. Plus vifs, plus déterminés mais aussi plus en réussite, les champions 1988 s'imposent avec la différence la plus nette depuis le début de l'EURO austro-suisse. Ils prennent la tête du groupe.

Inévitable Ruud Le début de match était orange et il n'était pas forcément surprenant de voir les joueurs de Marco van Basten, grand connaisseur du football tansalpin, mener à la marque rapidement. A la 26e minute, le vétéran néerlandais Giovanni van Bronckhorst décochait de 20 m une frappe à ras de terre qui ricochait sur le pied de Ruud Van Nistlerooy et trompait Buffon, totalement impuissant.

Football total Avant que les champions du monde aient le temps de réagir, leurs adversaires doublaient la mise sur une action frappée au coin d'un Football total que ne renierait pas l'AFC Ajax des années 1970. Après avoir dégagé un ballon sur sa ligne sur un corner, Van Bronckhorst se retrouvait en possession de ce dernier en attaque côté gauche. Il servait Dirk Kuyt qui remisait de la tête au centre pour Wesley Sneijder dont la volée crucifiait Buffon pour le but du break.

Van der Sar impérial Deux minutes plus tard, Antonio Di Natale avait lui aussi l'occasion de faire parler la poudre mais sa volée était stoppée en deux temps par Edwin van der Sar, l'un des héros flamands de la soirée. Les Italiens allaient courir après le score durant toute la seconde période. Leur sélectionneur Roberto Donadoni décidait de lancer vers l'heure de jeu Alessandro Del Piero pour donner plus de peps à son attaque, où Luca Toni passait inaperçu malgré sa taille. Ses grandes ailes l'empêchaient même de lober Van der Sar dans un duel à la 75e minute. A la 77e minute, Fabio Grosso ne faisait pas mieux, en butant sur le gardien de Manchester United FC.

Le contre parfait Dans la foulée d'un autre arrêt de celui qui fut déjà l'homme clé de la finale de l'UEFA Champions League, les Néerlandais marquaient en contre le troisième de près, par l'increvable Van Bronckhorst (tête, 79e). Abattus, les champions du monde abdiquaient presque dans ce qui pourrait être une passation de pouvoir. Au soir de sa première journée, avec le 0-0 de la France contre la Roumanie, ce groupe de la mort semble encore plus excitant.


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