mer 27 fév 2008
Incidents Lyon-Metz :Frédéric Thiriez saisit le ministre de l'Intérieur
27 02 2008A la fin du match Lyon-Metz du samedi 23 février, un groupe de supporters de Metz appartenant à un groupement de fait dénommé "la Faction" s'est livré à des manifestations d'inspiration nazie (cris, chants, saluts). Le FC Metz et la LFP ont aussitôt porté plainte. Ce groupe a été identifié ainsi que certains de ses membres.
Trois textes répressifs récents sanctionnent des faits d'une telle gravité.
1- Les articles L 332-6 et 7 du code du sport punissent d'un an d'emprisonnement et de 15.000 d'amende toute incitation à la haine ou à la violence ainsi que le fait d'introduire, de porter ou d'exhiber des signes ou symboles rappelant une idéologie raciste ou xénophobe.
2- La loi du 23 janvier 2006(article L 332-16 du code du sport) permet aux préfets de prononcer des interdictions de stades pour des individus connus comme violents ou racistes.
3- La loi du 5 juillet 2006 (article 332-18 du code du sport) autorise la dissolution par décret d'associations ou de groupements de fait, dont les membres commettent dans un stade des actes violents ou racistes, incitent à la haine ou à la discrimination raciale, religieuse ou sexuelle.
A propos des faits qui se sont déroulés à la fin du match Lyon-Metz, Frédéric Thiriez a déclaré sur RMC : "Nous avons porté plainte nous-mêmes hier (mardi) en même temps que le FC Metz contre cette bande de néo-nazi. Deux d'entre eux ont été identifiés. J'espère que des interdictions de stades seront prononcées par le préfet. On a besoin que tout le monde se mobilise sur les problèmes de sécurité. Chacun doit faire son boulot. Le football le fait, il faut que les pouvoirs publics le fassent aussi grâce à la loi de janvier 2006 sur les interdictions administratives de stades des individus violents ou racistes.
On peut aussi aller plus loin. Il semble qu'il y ait un groupe informel de hooligans qui s'appelle "la Faction" à Metz. La loi Sarkozy de juillet 2006 permet la dissolution par décret en Conseil des ministres des groupements violents et racistes qui sévissent dans les stades. Et bien, c'est sans doute l'occasion pour la première fois de prononcer une dissolution. J'ai saisi aujourd'hui le ministre de l'Intérieur."
lfp.fr