97 ans, 35 matches Les deux équipes bleues se sont retrouvées en éliminatoires de l'EURO après cette finale (victoire 3-1 de la France à l'aller en septembre 2006, 1-1 au retour à San Siro). Le tirage au sort de Lucerne, les a de nouveau réunies pour prolonger une petite et une grande histoire longues de 97 ans et 35 matches. L'Italie conserve l'avantage avec 18 victoires.

11-1 en Champions League Cette culture de la gagne, l'Olympique de Marseille, vainqueur de l'AC Milan, en finale de la première UEFA Champions League en 1993 (1-0), crut un temps être allé la dérober de l'autre côté des Alpes. Mais il reste aux Français encore beaucoup de chemin à faire pour entasser onze coupes des champions. Au plan des nations, en revanche, l'Hexagone montre depuis quelques années une belle vitalité.

Même Kopa n'a rien pu faire Car après les débuts en 1910 (une victoire 6-2 pour l'Italie), les Transalpins ont vite transposé l'avance de leurs clubs à leur sélection. Entre la victoire française au JO d'Anvers en 1920 (3-1) et celle en amical en 1982 à Naples (2-0), 62 ans et 19 matches de disette et de railleries d'une Riviera à l'autre contemplent le mythe franchouillard du perdant magnifique. Entre un pays où le football est rapidement devenu une industrie et un autre, qui n'admit le professionnalisme qu'en 1932, il n'y avait pas match, même avec la génération 1958, regroupée autour de Raymond Kopa et Roger Piantoni, un fils d'immigré italien.

Le fils d'Aldo Parmi les défaites les plus marquantes, figure un quart de finale de Coupe du Monde à Colombes en 1938 (3-1, avec deux buts de Silvio Piola) et une rencontre de premier tour du Mondial en Argentine (2-1 malgré l'ouverture du score de Bernard Lacombe à la 36e seconde). Il fallait attendre un autre enfant de l'intégration, Michel Platini, pour voir la France relever la tête. Le fils d'Aldo marquait le premier but à Naples, lors de la victoire de 1982. Puis Daniel Bravo, pour sa première sélection, trompait Dino Zoff. Depuis, la France n'a plus perdu contre l'Italie, avant la finale de Berlin.

Victoire aux tirs au but A la base de ces succès figure l'exportation des talents français. "Dans les grands championnats en général et en Italie en particulier, nous avons appris à gagner. A garder un résultat", déclare Marcel Desailly. L'ancien milieu de terrain et défenseur de l'AC Milan faisait partie des Bleus qui battaient la Nazionale aux tirs au but en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1998 après un 0-0 crispant au Stade de France.

Arrêt Bosman Mais là encore, le précurseur s'appelle Platini. Le premier Français à avoir réussi à la Juventus où il remporta trois Ballons d'Or de rang en 1983, 1984, et 1985. L'année suivante, Platini montrait encore la voie à Mexico, en ouvrant la marque contre l'Italie en 8e de finale du Mondial, imité par Yannick Stopyra (2-0). Les enfants qu'il a eus dans le Campionato, fécondés par l'arrêt Bosman, prenaient ensuite le relais. Zinédine Zidane, Alain Boghossian, Youri Djorkaeff, Vincent Candela, Didier Deschamps jouaient en Italie en 1998.

Les Italiens se réjouissent trop tôt La plus importante et la plus incroyable des victoires françaises en attendant peut-être celle du 17 juin, remonte au 2 juillet 2000. Au Kuip, à Rotterdam, les Italiens célébraient déjà la victoire en finale de l'UEFA EURO 2000™ quand une mauvaise transmission entre Alessandro Nesta et Fabio Cannavaro permettait à Robert Pirès d'intercepter et de servir Sylvain Wiltord.

Trezeguet signe son arrivée en Italie Francesco Toldo peste encore de n'avoir pu que freiner la course du ballon de l'égalisation à 1-1 qui coupait la ligne à la 94e minute. David Trezeguet, en partance de l'AS Monaco FC pour la Juventus marquait ensuite le but en or à la 103e minute. Pour plonger l'Italie dans un abîme d'incompréhension et de désarroi. Huit ans ans plus tard, Trezeguet sera-t-il présent à Zurich ?

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