ven 16 nov 2007
le match amical contre le Maroc ne sert qu'Ã mettre les Bleus "dans le bain
16 11 2007FRANCK RIBERY, dans quel état d'esprit abordez-vous le match contre le Maroc? F.R : Quand on est avec l'équipe de France, tous les matches sont importants et il n'y a pas de matches amicaux. Mais le plus important des matches c'est l'Ukraine et notre objectif c'est de gagner là -bas pour nous qualifier pour l'Euro. C'est ce qu'il faut se mettre dans la tête.
Mais le match Ecosse-Italie peut modifier la donne entre-temps...
F.R : On va essayer de ne pas le regarder et ne pas trop se concentrer sur le résultat. Après le match contre le Maroc, samedi, on aura peut-être l'après-midi de libre pour penser à autre chose qu'à ce match, sortir de Clairefontaine, voir nos amis, se balader, faire abstraction d'Ecosse-Italie. Ce match, je ne vais pas le regarder. Notre but c'est de nous concentrer sur le match en Ukraine et y faire un résultat. Il ne faut pas attendre l'aide des Italiens, des Ecossais ou des Ukrainiens. Cela ne tient qu'à nous maintenant. Ce qu'il faut faire, c'est bien se préparer pour le match en Ukraine, faire de bons entraînements, rester tous ensemble. La rencontre contre le Maroc, c'est juste pour nous mettre dans le bain.
Craignez-vous qu'un résultat défavorable à la France lors d'Ecosse-Italie nuise à votre concentration?
F.R : C'est un match qui peut nous embêter, que l'on peut regarder avec stress. Si on le regarde, on sera peut-être un peu énervé et on oubliera le match de mercredi. Donc il ne faut pas y prêter attention.
A combien estimez-vous les chances de la France de se qualifier?
F.R : On a tout de notre côté. On a l'équipe pour aller gagner en Ukraine. Si on ne fait pas n'importe-quoi, si on ne fait pas les cons, on se qualifiera sans problème. Mais ce ne sera pas facile. Les Ukrainiens vont nous attendre. Leur but, c'est d'éliminer la France.
Que pensez-vous des déclarations provocatrices du sélectionneur ukrainien Oleg Blokhine, qui s'est dit "heureux" de pouvoir éliminer la France?
F.R : Le coach nous en a parlé. Leur entraîneur va les motiver et tout faire pour que l'Ukraine soit prête. Ils ne vont pas nous faire de cadeaux et jouer les mains dans les poches. On sait de toute façon que l'on ne va pas aller là -bas, gagner 3-0 et rentrer chez nous.
Sentez-vous une pression particulière lors de ce rassemblement?
F.R. : Non. On sait très bien pourquoi on est là . On prépare les matches comme on sait le faire d'habitude et on ne se met pas de pression inutile. Il ne faut pas jouer le match avant.
Qui est dans la meilleure situation dans le groupe, selon vous?
F.R. : L'Italie. Ils leur restent deux matches. Ils vont gagner contre les Iles Féroé sans problème et ils ont l'équipe pour gagner en Ecosse.
Comment vous sentez-vous personnellement avant ces deux matches des Bleus?
F.R. : Je me sens bien même si dernièrement on a fait deux-trois mauvais matches avec le Bayern. Maintenant, je suis avec l'équipe de France et le Bayern, je l'ai oublié.
Comment analysez-vous vos deux derniers matches avec les Bleus et votre positionnement derrière les deux attaquants?
F.R. : Je me suis trouvé à l'aise. J'étais libre. J'ai senti au niveau du jeu et des sensations que c'était plus facile pour moi. J'aime être libre, toucher beaucoup de ballons, être partout sur le terrain et pas seulement sur un côté. J'aime varier mon jeu.
Eurosport - AFP