N'avez-vous pas douté au moment du penalty?

S.G: Lorsqu'il y a eu le penalty, nous ne nous sentions pas très bien et nous avons vu à ce moment que l'équilibre est toujours fragile. Même si nous étions bien entrés dans la partie, que nous jouions à notre rythme, on n'est jamais à l'abri. Heureusement, Rémy (Vercoutre) a fait un bel arrêt sur ce penalty.

Que faudra-t-il faire de mieux contre Barcelone et éventuellement les Rangers pour se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions?

S.G: Il faudra être plus rigoureux défensivement. Nous avons un peu de difficultés à trouver cet équilibre en défense et en attaque. Ce n'est pas forcément du laisser-aller mais nous marquons beaucoup de buts et nous sommes vraiment tous portés vers l'attaque.

Comment justement trouver cet équilibre entre l'attaque à outrance et le repli défensif?

S.G: Il faut peut-être accepter d'être dominés de temps à temps et c'est ce que nous avons du mal à accepter. Même à 3-2, nous avons encore attaqué car nous ne savons pas faire autrement. Nous n'avons pas une équipe pour fermer. Nous sommes joueurs et ce n'est pas facile de changer les mentalités des joueurs. Cela se rapproche pas mal du style que nous avions avec Paul Le Guen (ancien entraîneur de Lyon, aujourd'hui au Paris SG, ndlr).

Comment voyez-vous cette affiche Lyon-Marseille qui se profile pour dimanche à Gerland?

S.G : J'espère que nous allons gagner avant tout et après si c'est spectaculaire, ce sera bien aussi pour tout le monde, surtout si l'OL sort vainqueur. Cela reste un grand match même si Marseille est actuellement mal classé. Cela reste une affiche. Aujourd'hui, nous pensons surtout à récupérer du match plutôt qu'à l'excitation que suscite cette rencontre. Nous verrons d'ici dimanche pour cela. L'OM est une équipe qui marche bien en Ligue des champions et voudra aborder ce match contre Lyon avec le même esprit qu'en coupe d'Europe. C'est pour cela que nous nous attendons à une tâche très difficile. Le classement de Marseille en bas de la Ligue 1 surprend un peu tout le monde. C'est le football mais c'est peut-être dû aussi à leurs résultats européens.

AFP