Marseille s'est finalement incliné sur la pelouse de Porto (2-1)
Par Sport Magazine,
mercredi 7 novembre 2007 à 10:04 :: Football
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C'est un peu toujours la même histoire, une des vérités qu'affectionne le ballon rond. Bien jouer au football, se montrer solidaire et chercher à aller de l'avant ne suffisent pas toujours pour obtenir un bon résultat. Encore plus en Ligue des Champions. Face à Porto, Marseille a rendu une copie honorable mais sa naïveté défensive, chronique sur les pelouses de Ligue 1 et jusque-là inaperçue sur le sol européen, lui a joué un bien vilain tour (2-1). Un manque d'expérience, de malice surtout que n'ont pas partagé les deux équipes sur la pelouse de l'Estadio do Dragao.
De quoi plomber les plans de jeu de la formation d'Eric Gerets, joueuse et volontaire dans l'effort mais sujette à de grands passages à vide. André Ayew, invité surprise du onze phocéen, est le parfait symbole de cet OM qui se cherche en début de partie, sans jamais véritablement parvenir à se décrisper. En face, tout le monde ne partage pas cette même mise en route laborieuse. Surtout pas Tarik Sektioui, ancien pensionnaire de l'AJ Auxerre et habituel remplaçant chez les Dragons. Sa Madjer magnifique, refusée pour une position de hors-jeu (8e) n'est qu'un hors-d'oeuvre avant le plat de résistance qu'il s'apprête à faire ingurgiter de force au camp phocéen.
L'OM laisse passer sa chance
Une accélération, une prise de risques plus précisément, au sein de la défense marseillaise suffit à faire plier les Olympiens. Taiwo, trop court et Rodriguez, abusé par le jeu de jambes étourdissant du Marocain, laissent Mandanda encaisser son deuxième but de la saison en C1 (27e, 1-0). Difficile alors pour les Marseillais de ne pas envisager les contours du match piège... surtout que ces derniers n'étaient pas particulièrement en danger face à des Lusitaniens bien loin du jeu léché affiché il y a quinze jours au Vélodrome. Pas verni en Provence, Ricardo Quaresma traverse le match de la même manière : en fantôme. La raison de son mal-être sur la pelouse ? Laurent Bonnart, déjà excellent face à lui lors du match aller.
Mais l'ancien Manceau n'est pas le seul à donner satisfaction sur la pelouse portugaise. Nasri jouant très près de Cana, c'est Valbuena qui perfore, harcèle et épuise même la défense adverse. Ce n'est donc que justice si ce sont ces deux hommes, le premier talonnant d'ailleurs pour le second côté droit, qui offre à Mamadou Niang, plus prompt que Stepanov, l'opportunité d'égaliser (47e, 1-1). La maîtrise affichée en première période dans les rangs phocéens, la confiance aidant, reprend ses droits. Au temps de la souffrance succède le temps des regrets. Cana (56e) mais surtout Nasri, qui tergiverse trop avant de tenter sa chance (66e), laissent filer les cartouches à leur disposition.
Ah l'expérience ! La ruse aussi. Une qualité dont sont largement pourvues les Portugais. Quaresma muselé par Bonnart ? Pas de souci. La grande vedette du FC Porto décide d'aller titiller le côté de Taye Taiwo. Une stratégie qui paie. Fautif, au même titre que le reste de sa défense sur l'exploit de Sektioui, l'international nigérian laisse l'ailier lusitanien centrer devant lui. Jamais avare d'efforts, Lisandro Lopez, toujours là pour harceler l'arrière-garde phocéenne, est tout heureux de cette offrande et ne laisse aucune chance à Mandanda (78e, 2-1). L'addition aurait même pu être plus lourde pour des Phocéens KO debout sans la vigilance toujours exemplaire de Mandanda, décisif devant Fucile (84e).
Consistants et convaincants dans le jeu, les hommes d'Eric Gerets auront payé au prix fort les deux seules erreurs commises de leur part dans cette partie. La tête du groupe leur échappe et avec le retour en forme de Liverpool (vainqueur 8-0 de Besiktas), la qualification pour les huitièmes de finale, si proche il y a encore quelques heures, commence à se perdre un peu dans l'horizon marseillais.
LA DECLA : André Ayew (attaquant de Marseille)
"On a fait le match qu'il fallait, mais nous commettons deux petites erreurs qui nous coûtent le match. Le coach m'a prouvé sa confiance en me titularisant dans une grande compétition, avec une grande pression, à 17 ans. Il m'avait demandé de ne pas laisser mon latéral monter, il n'a pas fait un centre".
Eurosport - Alix DULAC
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