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mer 31 oct 2007

Marseille s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue

31 10 2007

Seulement trois jours après sa cruelle défaite face à Sochaux au stade Bonal (2-1), Marseille avait l'occasion de se racheter devant son public en recevant Metz au Vélodrome pour le compte des huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue. Si l'OM jouait là son premier match de la compétition, il devait pourtant se méfier d'une formation messine également bien mal au point en championnat (lanterne rouge avec seulement six points au compteur) mais solide en Coupe comme l'atteste sa victoire à Bordeaux (2-1) en seizièmes de finale.

L'OM attaquait logiquement la rencontre tambours-battants et on sentait bien les Marseillais remontés, désireux de montrer à leurs supporteurs leur vrai visage. Incisifs dans les duels, les Phocéens monopolisaient d'entrée la balle et Samir Nasri, comme Karim Ziani, démontraient par leur vivacité, leur capacité à animer le jeu. Pour autant, si la balle circulait entre les lignes olympiennes, Niang et Cissé étaient souvent privés de munitions, la faute à une défense messine agressive et organisée. Il fallait donc s'en remettre aux frappes lointaines et Nasri, Bonnart puis Cheyrou tentaient bien de forcer le destin... sans succès. Dominateurs mais stériles offensivement, les Olympiens regagnaient logiquement les vestiaires sur un score de parité (0-0).

La prolongation du suspens

Curieusement, le scénario de ce deuxième acte était sensiblement le même. Si Marseille contrôlait la balle et dominait territorialement, les Phocéens restaient bien maladroits dans le dernier geste et Marichez s'interposait parfaitement sur les tentatives successives de Nasri, Niang ou encore Cheyrou. Trop approximatif dans la zone de vérité, Marseille ne trouvait pas l'ouverture et Metz pointait logiquement le bout de son nez pour faire trembler le Vélodrome par N'Diaye (68e). Véritable poison à la pointe de l'attaque, Mamadou Niang multipliait les appels et les frappes, en vain... et les secondes s'égrainaient devant un public de plus en plus inquiet. C'est même dans un climat d'angoisse que Monsieur Kalt envoyait les deux équipes en prolongation au terme d'un 0-0 assez terne.

Mais il était écrit qu'il y aurait des buts au Vélodrome et les supporteurs phocéens ont eu raison de soutenir leurs favoris. Suite à une frappe déviée de Cheyrou, Niang surgissait alors pour libérer le Vélodrome à la grande joie d'Eric Gerets (94e). Mais Metz refroidissait illico les ardeurs marseillaises grâce à N'Diaye, bien lancé par Bong, qui trompait un Steve Mandanda abandonné par sa défense (96e). Piqués au vif, les coéquipiers de Djibril Cissé reprenaient les commandes du match et assiégeaient le but de Marichez. Si ce dernier restait impeccable face à Ziani ou Niang, le gardien lorrain ne pouvait rien sur une belle tête de Cissé dans la lucarne suite à un caviar de Valbuena (105e).

L'OM tenait enfin sa victoire ! Pensait-on ! C'était sans compter sur de valeureux Messins qui après avoir fait frémir le stade à quelques encablures du coup de sifflet final, éteignaient définitivement le Vélodrome à l'ultime seconde grâce à une égalisation d'Ablai Balde (120e). La séance de tirs au but devait donc décider du sort du match, de ce petit rien qui fait la différence... Et à l'image de la rencontre, la patience et l'envie allait enfin sourire à l'OM, victorieux à l'arraché (5-4) au terme d'une séance de tirs au but aussi stressante que majestueuse. Sans briller de mille feux, l'OM a fait preuve de caractère et se qualifie pour les quarts de la Coupe de la Ligue. A défaut d'être réaliste, l'OM a du coeur, qu'on se le dise...

Eurosport - Vincent

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