Bordeaux s'est finalement imposé face à Galatasaray (2-1)
Par Sport Magazine,
vendredi 26 octobre 2007 à 11:11 :: Football
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Laurent Blanc va finir par croire que sa formation est une équipe de seconde période. Comme face à Strasbourg le week-end dernier, les Bordelais, dont l'équipe a été largement remaniée, ont montré un bien pâle visage en première mi-temps avant de se ressaisir en deuxième. Ils ont failli le payer cher. En effet, dès l'entame du match, les partenaires d'Hasan Sas évoluent avec un bloc défensif très haut. Les Bordelais sont pris à la gorge, ne parviennent pas à trouver d'espaces et sont réduits à balancer de longs ballons ou à repasser par la case Ramé. Les Turcs, eux, imposent leur technique au milieu de terrain avec Hasan Sas, Karan ou encore Turan. Ces deux derniers vont d'ailleurs tirer les premières cartouches du match respectivement sur une chevauchée stoppée in-extremis (6e) et sur une frappe enroulée bien captée par Ramé (8e). Obligés de repasser par derrière, les Girondins s'exposent et se font logiquement piégés lorsque Karan s'en va défier Ramé avant d'être stoppé irrégulièrement par Diawara dans la surface. Nonda, l'ancien Monégasque, ne tremble pas et transforme le penalty (0-1, 21e).
Débordés en défense par la vitesse des ailiers adverses, les Bordelais n'arrivent pas à se procurer une seule action digne de ce nom et manquent de faire naufrage quand Karan et Nonda auront trois balles de match. Parti à la limite du hors jeu, Karan se retrouve seul face à Ramé et décide de placer le ballon de l'extérieur. Heureusement, Ramé se couche bien sur le ballon (27e). Puis c'est au tour de Shabani Nonda d'avoir une double occasion de faire le break. Profitant une nouvelle fois des largesses défensives bordelaises, l'ex-Rennais tente un lob mais il est repoussé par Diawara. L'action n'en est pour autant pas terminée puisque Turan centre immédiatement pour le Congolais, seul face au but, mais sa tête est trop sur Ramé (39e). Les Girondins peuvent souffler, l'orage est passée et la mi-temps sifflée.
Victoire à l'arraché
Au retour des vestiaires, le public de Chaban-Delmas se demande bien si leurs protégés vont être mangés tout crus ou s'ils vont se rebeller. C'est là que les Girondins nous refont le coup. Transfigurés, ils attaquent la seconde mi-temps pied au plancher, bien décidés à accélérer le jeu. Malgré une alerte après deux minutes d'Ozbek, la troupe de Blanc va prendre les choses en main et revenir rapidement à hauteur des visiteurs. Lancé côté gauche le jeune Tremoulinas, auteur d'un bon match, sert parfaitement Chamakh qui donne le coup de rein nécessaire pour centrer en retrait vers Cavenaghi qui conclut l'action par une frappe au ras du poteau droit (1-1, 51e). Bousculés, les hommes de Feldkamp vont alors tenter d'hacher le jeu en restant souvent à terre pour gagner du temps. Peu importe finalement puisque les Girondins vont remettre un coup de collier pour asséner le coup fatal aux joueurs du Bosphore. Sur un nouveau décalage de Tremoulinas vers Marange, le latéral gauche centre instantanément pour Chamakh qui mystifie Usak d'une tête au ras du poteau gauche (2-1, 62e). Les Turcs sont sonnés et ne se créeront plus d'occasions franches. Bordeaux s'impose donc à l'arrachée mais cette victoire est importante. Grâce à ce succès, les Marines et Blanc sont en tête du groupe H, devant Helsingborgs et Panionios, et mettent à distance leur plus sérieux concurrent à la qualification pour les huitièmes de finale. Bordeaux est soulagé.
LA DECLA : Marc Planus (défenseur de Bordeaux)
"Les joueurs de Galatasaray ne sont pas très bons ce soir parce qu'avec le nombre d'occasions qu'ils ont eu, ils auraient pu largement mener. Un retard (d'un but), on ne pourrait pas se le permettre en championnat, cela serait trop compliqué à rattraper. Ce qui est sûr, c'est que cela fait deux matches o on passe au travers pendant 45 minutes. Ce n'est pas inquiétant mais il y a une petite sonnette qui retentit et qui nous dit de faire attention car si on veut jouer le haut du tableau avec le potentiel que l'on a, on peut le faire mais avec ce handicap, on ne pourra pas."
Eurosport - Matthieu MARGUERITTE
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