Cela n'arrive pas souvent mais le président de l'Olympique Lyonnais fait profil bas avant le déplacement des siens au Gottlieb-Daimler stadion. La réussite lyonnaise est telle sur les dernières années que JMA a rarement eu besoin de revoir ses ambitions à la baisse. C'était pourtant le cas samedi. Après Lyon-Monaco (3-1), le patron de l'OL se montrait méfiant. Presque résigné. "Nous avons battu Metz (1-5) et Lens (3-0) avant de jouer à Barcelone et contre les Glasgow Rangers et cela ne s'était pas traduit par des résultats exceptionnels, Donc prudence, car nous avons vraiment besoin de gagner ce match à Stuttgart." Gagner à Stuttgart oui, mais pour quoi faire ? "A nous d'essayer de jouer ce prochain match en essayant de voir le court terme et le court terme c'est la Coupe de l'UEFA. C'est ce que je préconise aux joueurs."

Trois succès de suite en Allemagne

Le champion de France se rend donc chez le champion d'Allemagne sur la pointe des pieds. Et il a raison. En effet, avec zéro point en deux rencontres, on sort rarement indemne de la phase de groupe de la Ligue des Champions. Même si cela arrive parfois*, les chances rhodaniennes d'accéder aux huitièmes de finale de la C1 sont très réduites. Pour ce faire, l'OL doit remporter sa double confrontation face à un VfB à la dérive en Ligue des Champions (0 point) et en Bundesliga (14e). Il faut aussi espérer que soit Barcelone, soit Glasgow remporte les deux matches qui les opposent. Ainsi, l'Olympique Lyonnais reviendrait à hauteur du Barça ou des Rangers, avec une différence de buts particulière très défavorable néanmoins. Cela fait beaucoup de si... mais on ne peut pas croire que Lyon et son état-major n'y aient pas songé.

Il n'y a d'ailleurs pas besoin de beaucoup gratter la patine pour que l'ambition refasse surface dans le discours de Jean-Michel Aulas. "Si le résultat était positif, il pourrait nous permettre de nous repositionner dans une course à la qualification pour les huitième de finale de la C1 qui paraît aujourd'hui difficile mais qui peut à nouveau faire partie de notre horizon." Chassez le naturel, il revient au galop... En attendant de tirer des plans sur la comète, Lyon devra gagner mardi, sur des terres allemandes qui réussissent pas trop mal aux Rhodaniens ces dernières années. Lors de leurs trois dernières visites de l'autre côté du Rhin, à Leverkusen (2-4), Munich (1-2) et à Brême (0-3), les Gones se sont imposés et connaissent donc la marche à suivre.

  • L'Inter Milan en 2006/2007, le Werder Brême en 2005/2006 et le Bayer Leverkusen en 2002/2003 avaient réussi à se qualifier après deux défaites initiales. Newcastle a fait encore plus fort en passant avec trois revers lors de ses trois premières sorties (2002/2003).

Eurosport - Maxime DUPUIS