Il est grand, il va vite, il est très bon techniquement, il est très à l'aise avec le ballon", dit de lui Pauleta. Aujourd'hui, Ngog pique même du temps de jeu au Portugais, souvent relégué sur le banc. Membre de l'équipe championne de France des - 18 ans avec le club de la capitale en 2006, il illustre la nouvelle politique de formation du PSG. "Beaucoup de choses ont changé et les jeunes ont leur chance, reconnaissait d'ailleurs l'intéressé en début de saison. Nous voulons prouver que nous avons notre place dans l'équipe. C'est sûr, ça fait plaisir de jouer ensemble, d'autant que nous sommes bien encadrés par les anciens. Le groupe reste ainsi très homogène." International des moins de 19 ans en équipe de France, David Ngog incarne l'avenir de l'attaque parisienne.

MAMADOU SAKHO

Latéral gauche Né le 13 février 1990 1.87 m, 80 kgs 1 match, 0 but

Titulaire comme Ngog face à Lorient, Mamadou Sakho était également l'un des hommes de bases de l'équipe parisienne des - 18 ans championne de France en 2006 alors qu'il n'avait que 16 ans ! Le défenseur a connu toutes les sélections de jeunes en équipe de France, jusqu'aux moins de 17 où il a été appelé par François Blanquart. Un parcours similaire et tout aussi prometteur. Défenseur central de formation, c'est sur le côté gauche de la défense qu'il a surtout eu sa chance jusque là. Mais son gabarit impressionnant (1m87 et 80 kg) peut lui permettre de retrouver l'axe pour imiter son modèle, Lilian Thuram.

C'est Paul Le Guen qui l'a lancé dans le grand bain en lui offrant sa première titularisation en février dernier en Coupe de l'UEFA face à l'AEK Athènes (victoire 2-0). Une belle récompense pour ce joueur d'origine sénégalaise. "Comme je suis arrivé au PSG à 12 ans, on peut dire que je suis un pur produit du centre de formation. J'ai eu quelques contacts mais je voulais signer dans le club de mon coeur. Je n'ai pas privilégié l'argent mais ma progression", aime-t-il rappeler. A Valenciennes, le fait que Le Guen lui confie le brassard de capitaine au détriment de Mickaël Landreau n'est pas passé inaperçu et en dit long sur la confiance que place en lui l'entraîneur parisien. "Le brassard à Sakho, un jeune de 17 ans, n'est pas une surprise de l'intérieur. Il symbolise bien la nouvelle génération" , s'est-il ainsi justifié.

YOUSSOUNE SANKHARE

Milieu défensif Né le 10 septembre 1989 1.85 m, 71 kgs 2 matches, 0 but

Au PSG depuis six ans, après des débuts à Perrefitte en Seine-Saint-Denis, Youssoune Sankahré s'est fait un nom dans le petit monde du football lors de l'Emirates Cup au mois d'août dernier. Cet ancien milieu gauche, reconverti milieu relayeur, s'était alors amusé face à Valence. Passements de jambes, passes aveugles... et une passe décisive pour David Ngog. Il n'en fallait pas plus pour susciter l'intérêt du club espagnol. Mais le manager d'Arsenal Arsène Wenger, présent dans les tribunes à Londres, ne serait pas non plus resté insensible aux qualités de ce jeune joueur, fan de Patrick Vieira. Un hasard ?

Lui aussi champion de France des moins de 18 ans en 2006, il a été ralenti par une vilaine blessure qui l'a tenu éloigné des terrains durant quatre longs mois. Autre frein à sa progression, une certaine indiscipline qui le pousse parfois à accumuler les cartons et les expulsions. C'est d'ailleurs pour une exclusion en CFA qu'il a manqué le début de saison avec l'équipe première. "Dommage que Youssoune soit suspendu pour les quatre premiers matches" , regrettait d'ailleurs Paul Le Guen après l'Emirates Cup. Avec un peu de retard, il n'est donc pas si surprenant de le voir fêter sa première titularisation à Valenciennes.

LORIS ARNAUD

Milieu offensif Né le 16 avril 1987 1.82 m, 80 kgs 5 matches, 0 but

Il aurait dû être prêté en début de saison. Mais Paul Le Guen a apprécié ses prestations en match amical, où il a notamment délivré une passe décisive pour Pierre Alain Frau face à Créteil (2-0). "Il a du potentiel. Nous pensions peut-être le prêter mais, comme, il fait de bonnes choses, il faut voir", disait alors l'entraîneur. Finalement, Loris Arnaud est resté dans la capitale. Et, après être apparu sous le maillot parisien face à Lens lors de la 2e journée, il n'a pas tardé à gagner une place de titulaire face à Metz. A Valenciennes, il a connu sa troisième titularisation de la saison. Pas mal pour un joueur de 20 ans dans un club autrefois peu réputé pour faire confiance aux jeunes.

Arrivé au PSG depuis l'âge de 13 ans, il a longtemps évolué dans l'axe. C'est pourtant au poste de milieu offensif droit que Paul Le Guen lui voit un avenir. "C'est différent du poste d'avant-centre. Il faut que je m'habitue mais j'aime bien, même si je suis plus à l'aise devant", avoue Arnaud. En attendant, avec déjà cinq apparitions, il réussit son premier pari. "On verra comment se sont passés les six premiers mois. Je veux simplement jouer le plus souvent possible. Ensuite on prendra une décision" , annonçait en début de saison celui que des émissaires de l'AS Rome seraient venus superviser au Stade Nungesser. Le discours a dû changer. Il peut aujourd'hui espérer suivre les traces de son modèle, Nicolas Anelka. "Une chance m'est accordée. Je ne veux pas la laisser passer", assure-t-il.

GRANDDI NGOYI

Milieu défensif Né le 17 mai 1988 1.85 m, 77 kgs 2 matches, 0 but

International des moins de 19 ans au côté de Ngog ou Sankharé, Granddi Ngoyi a lui aussi franchi tous les échelons au PSG depuis son arrivée au centre de pré-formation à l'âge de 13 ans. "Etant Parisien, j'ai grandi avec le PSG et c'est une énorme fierté de porter à mon tour les couleurs des Rouge et Bleu. Depuis tout petit, je rêve de jouer au PSG. Cela semblait inaccessible à mes yeux. Le rêve a commencé à treize ans quand j'ai signé à Paris. J'ai franchi les paliers un à un, pour arriver là où je suis aujourd'hui. Cette saison, j'ai vécu mes premières sélections en équipe de France moins de 19 ans. J'en suis très fier", se réjouissait-il en signant un contrat élite de trois ans en mai dernier après ses premières apparitions sur les bancs de Ligue 1 (Troyes-PSG).

Et, comme ses camarades, les choses se sont accélérées samedi à Valenciennes, confirmant les espoirs placés en lui au PSG. "C'est la nouvelle politique du club de faire confiance aux joueurs qui ont du talent et, c'est également important, qui ont une bonne mentalité. C'est le cas de Granddi, soulignait en effet le président Alain Cayzac. Tous les gens qui l'ont côtoyé en disent beaucoup de bien sur ces deux points. Le plus dur pour lui reste à faire, même si la signature du premier contrat pro reste une date exceptionnellement importante pour un joueur. Il faut énormément travailler pour progresser. Granddi en est à la fois conscient et capable".

Eurosport - Anthony PROCUREUR