Quitte à faire un exploit, autant que cela se remarque : 2007 a été une saison assez terne pour l'Argentin qui n'avait joué qu'un quart de finale à Barcelone avant Madrid. L'Espagne l'inspire à ce point qu'il réitère l'exploit que Novak Djokovic a effectué à Montréal début août en battant les trois premiers joueurs mondiaux en trois jours pour s'octroyer le titre. Non seulement son premier de la saison, même depuis Estoril en mai 2006, mais aussi son premier Masters Series en carrière en quatre finales, dont une déjà à Madrid en 2004 perdue face à Marat Safin.

Federer : "Je n'ai pas joué mon meilleur tennis"

"Federer est un joueur de très grande qualité, il le montre semaine après semaine, mais aujourd'hui, j'ai joué de manière incroyable", s'exclamait Nalbandian après le match. En 1h49, l'Argentin a renversé la vapeur face au Suisse qui a survolé la première manche remportée 6-1. Avant de voir l'excellent relanceur qu'est Nalbandian redevenir le champion que l'on connaît, ex-N.3 mondial qu'il était l'an dernier. Avec 35% de réussite en retour et 60% au service, l'Argentin a asphyxié le Suisse, avant de le pousser à la faute à l'échange.

Avec des manques de lucidité flagrantes et quelques piques de fatigue par moment, Federer n'a jamais pu enchaîner sa 17e victoire d'affilée, lui qui n'avait perdu pour la dernière fois que face à Novak Djokovic au Canada en août dernier. "J'ai vraiment bien joué dans le premier set mais il a été plus agressif dans les deux suivants, commentait Federer beau joueur. Il a bien servi, ce qui m'a surpris J'ai essayé de revenir mais à la fin il était trop fort. Je n'ai pas non plus joué mon meilleur tennis aujourd'hui."

Après 1h49 de match, David Nalbandian décroche son sixième titre en carrière et devient le cinquième joueur de la saison à battre Roger Federer, après Guillermo Canas, Rafael Nadal, Filippo Volandri et Novak Djokovic. Seuls les deux premiers ont battu à deux reprises cette saison le N.1 mondial qui encaisse sa 7e défaite de l'année, pour 58 victoires. Passant à côté de sa 52e victoire en carrière, le Suisse perd sa 8e finale de Masters Series pour 17 trophées, Masters Cup comprise. Cette dernière pourrait bien être la dernière cible du Suisse cette année, sans savoir encore si Paris-Bercy sera une escale pour Federer avant de rallier Shanghai en novembre.

Eurosport - Sébastien PETIT