Mais un nul suffit...

R.D. : Un nul peut suffire, ça change la donne, c'est mieux, mais on n'est pas Italiens, on ne part pas pour faire un nul mais dans l'idée de gagner ce match en Ukraine.

Vous avez pourtant déjà joué le nul à San Siro...

R.D. : Non, c'est l'Italie qui l'a joué.

Il y a un risque à penser qu'un nul suffit ?

R.D. : L'incertitude crée toujours les problèmes. Quand on sait qu'il faut gagner, c'est simple. Il ne faut pas de fissures. Il faut pousser tout le monde. Que tous soient au diapason.

Vous avez peur d'un excès de confiance ?

R.D. : C'est un souci récurrent. On nous avait dit que c'était fait, qu'on était qualifiés avant l'Italie, avant l'Ecosse, au début de la compétition. Mais attention, ce n'est pas fait. Mercredi contre la Lituanie, on a fait ce qu'il fallait. Le mois qui vient va servir à ça: rappeler que rien n'est fait.

Vous ne croyez pas à une victoire de l'Italie en Ecosse ?

R.D. : Un nul, les Italiens, ils savent faire. Si j'ai "100 balles" à mettre, je les mets sur un nul pour ce match.

Les matches aux Féroé et contre la Lituanie permettent de dégager une équipe pour la suite ?

R.D. : Non, car il y aura une autre équipe en face, une autre adaptation sur le terrain. On évoluera en fonction de ce qui va se passer.

Et si on pense déjà à l'Euro, au mélange jeunes-expérimentés ?

R.D. : Sur une grande compétition, on a vu qu'une équipe de vieux souffre. Une équipe de jeunes souffre aussi, mais moins longtemps que les vieux, car les jeunes sont sortis avant. Il faut de la maturité pour ne pas s'enflammer, des jeunes pour s'enflammer. Mais pour le moment, nous ne sommes pas encore qualifiés.

A ce propos, vue l'accolade Thuram-Henry, on se dit que les vieux savaient l'importance de ce match contre la Lituanie...

R.D. : Les jeunes savent aussi qu'ils jouent l'Euro. Mais ils se disent aussi, si ce n'est pas cette fois, il y en aura une autre. La différence pour les vieux, c'est qu'ils savent que c'est celle-là.

Vous craignez les conditions météo en Ukraine le 21 novembre ?

R.D. : On a vu ce qui est arrivé aux Anglais (défaite 2-1 mercredi en Russie). On a été aux Féroé en octobre, on a vu ce que c'était (difficulté pour atterrir en avion à cause de la météo). C'est dommage de ne pas tenir compte de tout ça dans un tirage au sort. Le terrain sera peut être gelé, il fera peut être moins 15...

A quoi servira de jouer contre le Maroc en amical le 16 novembre?

R.D. : A ne pas rester inactifs. La notion de rythme est aussi importante. Pour certains joueurs, il faudra un match pour garder le rythme, et pour d'autres, qui auront beaucoup joué en Ligue des champions, il faudra de la récupération. Je ferai beaucoup de changements. On a droit à 6 changements en amical, j'en ferai 8 (rires).

AFP