Raymond Domenech prédit que le Groupe B des éliminatoires de l'UEFA EURO 2008™se jouera lors du dernier match
Par Sport Magazine,
mercredi 17 octobre 2007 à 18:49 :: Football
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Notons que le technicien de 55 ans n'est pas encore sûr d'avoir raison. Si la France ne gagne pas, mercredi soir à Nantes, face à la Lituanie, pour son avant-dernier match, le voyage en Ukraine sera inutile et bien triste. Mais en 43 matches à la tête des Bleus, il n'en a perdu que deux sur 90 minutes en compétition, deux fois contre l'Ecosse dans ces éliminatoires.
Je ne ressens pas la pression", dit-il, "je préfère être dos au mur. Il n'y a pas de faux-fuyant, pas d'excuse, il faut y aller. Car, maintenant, on sait ce qu'il faut faire. On prend six points et basta." Tel est Raymond Domenech, spécialiste du contre-pied. Il y a quelques jours, alors que les gorges étaient chaudes sur l'avenir en bleu de Karim Benzema, son sélectionneur refroidissait l'atmosphère : "3 buts en 5 sélections, bravo, j'applaudis, mais contre l'Autriche et les Féroé, on ne peut rien confirmer".
Inquiet quand tout va bien Au lendemain de la victoire face à l'Italie, le 6 septembre 2006 (3-1), à l'adresse de la presse : "Je suis inquiet. Vous êtes trop calmes. Ce n'est pas bien". Ou bien. "Ce Groupe B est le plus difficile dans lequel nous aurions pu tomber." La France était alors en tête et Domenech pressentait qu'elle rencontrerait des difficultés.
Du "bad boy" au ciseleur d'Espoirs La force de Domenech, même s'il toujours après un grand titre en tant qu'entraîneur après avoir failli accrocher le plus beau, est dans cette vision décalée nourrie par ses années de "bad boy" sur les stades et par onze ans à la tête de la sélection Espoirs, où il a vu passer presque tous les grands joueurs français.
Plus lisse En 2005, il parvenait à ramener en bleu Zinédine Zidane, Lilian Thuram et Claude Makelele. Domenech l'ombrageux, tâtillon sur les protège-tibias et la vie de groupe à ses débuts, comprenait rapidement qu'il gagnerait à assouplir ses codes. En public, le personnage, bien qu'il ait du mal à réfréner parfois son tempérament, se faisait plus lisse.
"On a été mauvais" A l'occasion de la victoire victoire sur les Féroé remportée samedi 13 octobre à Torshavn (6-0), Domenech est revenu sur son précédent voyage dnas l'île aux Moutons, en 2004, pour sa première victoire à la tête des Bleus (2-0, difficilement). "J'avais dit 'On a été mauvais'. Aujourd'hui, je continuerais de le penser, au vu de notre match, mais je ne le redirais pas. Car quand on parle à un si grand nombre de personnes, on se doit de respecter certaines règles."
Doublé pour Houllier Le franc-parler est donc exclu, de même que le second degré si cher à cet homme de culture et d'humour. D'ambition aussi. Domenech briguait la direction technique nationale qui a finalement échu à Gérard Houllier, le mois dernier. Une défaite pour l'ancien entraîneur de Lyon, comme Houllier, qui se serait bien vu avec en main non seulement l'aquipe de France mais toute la filière du haut niveau.
Cap sur l'Afrique du Sud Il lui reste tout de même un contrat de sélectionneur, prolongé de 2008 à 2010 et en tête encore l'image du triomphe italien au stade Olympique de Berlin, le 9 juillet 2006. "Depuis ce jour ma motivation s'est accrue pour que la France décroche ce titre", avoue-t-il.
©uefa.com
Commentaires
1. Le jeudi 18 octobre 2007 à 16:24, par Allez les Bleus !
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