L'Angleterre joue une carte importante dans la course à l'Euro 2008
Par Sport Magazine,
mercredi 17 octobre 2007 à 14:14 :: Football
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Le masochisme doit faire partie de la culture anglaise. En football en tout cas, tant les joueurs de la sélection aux Trois Lions ont pris l'habitude de joueur leur place en phase finale des compétitions internationales lors de matches couperet à l'extérieur. C'était déjà le cas en 1997, quand l'Angleterre avait validé son billet pour la Coupe du monde en France en allant chercher un nul en Italie (0-0). Cela s'était reproduit six ans plus tard, lors des éliminatoires de l'Euro 2004, pour lequel les Anglais s'étaient qualifiés en tenant la Turquie en échec à Istanbul (0-0). Quatre ans après, l'histoire se répète encore. Deuxième du groupe E à trois points de la Croatie, la formation de Steve McClaren joue un match décisif en Russie. La défaite lui est interdite car elle la placerait à portée de fusil des Russes, troisièmes à cinq points de l'Angleterre, mais avec un match supplémentaire à disputer. De quoi trembler, mais les Anglais y sont désormais habitués.
A Istanbul, ils s'étaient fait peur jusque dans les derniers instants de la rencontre. Dominatrice sur l'ensemble du match, la sélection alors entraînée par Sven-Goran Eriksson avait manqué plusieurs occasions et même un penalty, expédié par David Beckham dans les tribunes du stade Sukru Saracoglu. Avant de frôler la catastrophe dans le temps additionnel, au cours duquel l'attaquant turc Khaveçi Nihat aurait tué le match si sa frappe avait trouvé le cadre au lieu de le frôler.
Si les Anglais avaient manqué de réalisme, ils avaient en revanche su manifester un état d'esprit irréprochable dans un contexte difficile, puisque le match aller face aux Turcs avaient été particulièrement tendu. Présent lors de cette aventure sur les rives de Bosphore, Steven Gerrard espère que son équipe saura retrouver cette vertu en Russie. "Il y a vraiment des similitudes avec ce match qu'on, avait disputé en Turquie. Nous avions tout donné pour nous en sortir et je m'attends à peu près au même genre de scénario pour cette rencontre en Russie", confie le capitaine de Liverpool. "Je me souviens du déplacement en Turquie, ou de notre victoire en Allemagne (1-5, en 2001). Ce sont des grands matches, avec des grands joueurs qui arrivent à se surpasser, et c'est ce dont nous allons encore avoir besoin", estime-t-il.
McClaren optimiste
Comme il y a quatre ans, les Anglais pourront aborder la rencontre en confiance. Avant de se déplacer en Turquie en 2003, les Anglais restaient sur cinq victoires consécutives. Ils sont dans le même cas au moment d'aller jouer ce match en Russie, avec là aussi cinq succès consécutifs, dont un face aux Russes il y a un peu plus d'un mois. Inspiré par un doublé de Michael Owen, il va certainement donner un avantage psychologique aux Anglais.
Mais le contexte sera définitivement différent à Moscou, où la première neige de l'hiver est tombée en début de semaine. Sur un terrain synthétique, les hommes de Steve McClaren auront certainement plus de difficultés à faire valoir leur supériorité technique. Et l'Angleterre sera quand même diminuée en raison de l'absence d'Ashley Cole, blessé lors de la victoire face à l'Estonie (3-0) samedi dernier, et de John Terry en défense. Des absences insuffisante pour entamer le moral du sélectionneur anglais. "On est dans la meilleure position. Les Russes ont l'obligation de gagner. C'est vrai que ce test sera très intéressant, mais je suis persuadé que nos joueurs sauront être à la hauteur. On y va pour gagner le match", a déclaré McClaren. Histoire de vivre une fin de phase de qualifications un peu moins stressante que d'habitude.
Eurosport - Vincent BREGEVIN
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