Jérôme Rothen savoure son retour chez les Bleus
Par Sport Magazine,
vendredi 12 octobre 2007 à 12:06 :: Football
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J.R. : Ça fait très plaisir. C'est quelque chose qui m'était sorti de la tête il y un an. Aujourd'hui, je savoure le fait d'avoir été régulier, d'avoir retrouvé mon niveau et d'être rappelé. Ce n'est jamais évident d'être appelé en équipe de France. Maintenant, après la joie et le fait d'être là, je me concentre déjà sur le match de samedi face aux Iles Féroé.
Vous étiez du voyage contre les Féroé il y a 3 ans. Votre parcours a été plus compliqué depuis...
J.R. : Il s'est passé beaucoup de choses. Je venais d'arriver au PSG. Cela ne s'est pas très bien passé. Entre les blessures, mes perfs et les choix de l'entraîneur, il y a eu beaucoup de désillusions. Mais bon, je suis content d'être de nouveau du voyage, que j'avais bien aimé il y a 3 ans. On était resté bloqué deux jours et c'était très sympa.
Vous aviez vraiment fait une croix sur les Bleus il y a un an ?
J.R. : Je ne dis pas que j'avais fait une croix, mais cela aurait été mal placé de ma part de dire que je croyais encore à l'équipe de France. Je pense que quand tu n'arrives pas à jouer dans ton club, parce qu'un entraîneur ne te fait pas jouer... Je n'étais pas en confiance. Je suis un joueur qui a besoin d'affectif et je sentais que je n'étais pas désiré dans ce club. Donc c'était difficile de reparler et de repenser à l'équipe de France. Dans un premier temps je pensais d'abord à m'imposer dans mon club, et surtout je pensais à partir. Après, quand j'ai commencé à rejouer, tu y penses parce que c'est le plus haut niveau, c'est ce qui m'a donné les plus grandes joies. Quand tu y as goûté, t'as envie d'y être à chaque fois. Quand j'ai retrouvé mon niveau, je regardais un peu plus attentivement les listes jusqu'à la bonne nouvelle.
Vous en voulez à Guy Lacombe?
J.R. : Je ne lui en veux pas, non, au contraire. Si je suis là... Il a fallu que je grandisse à tout niveau. Et peut-être que cela faisait partie de mon expérience d'avoir un problème avec un entraîneur qui ne m'aimait pas sportivement mais surtout humainement, car ce n'étaient plus des choix sportifs à ce niveau-là. Donc tu grandis, tu progresses et ça te rend plus fort. Aujourd'hui, quand je vois l'entraîneur que j'ai, qui me fait confiance... Ca m'a fait du bien, avec du recul, même si sur le moment ça fait très mal.
Vous pensez devoir autant à Paul le Guen qu'à Guy Lacombe ce que vous vivez maintenant ?
J.R. : Paul, je lui dois le fait de m'avoir redonné confiance, avec Yves (Colleu, l'adjoint de Le Guen, ndlr). Tout de suite, ils m'ont remis et derrière ils ne m'ont jamais sorti. La confiance qu'ils m'ont donnée je leur ai bien rendue aussi. Ensuite, concernant l'autre entraîneur, j'ai plus perdu du temps. Malheureusement dans ma carrière, j'ai perdu presque un an, mais ça va, il n'est resté qu'un an.
Vous ne citez jamais le nom de Guy Lacombe...
J.R. : Je n'ai pas forcément envie, non. Il n'est plus dans le milieu de toute façon.
FlorentMalouda n'a pas participé aux deux derniers entraînements, vous avez peut-être une chance...
J.R. : J'ai vu son dernier match de Ligue des champions face à Valence, il n'a pas été mauvais quand même. Je ne sais pas s'il y a vraiment un problème le concernant. Maintenant, il y a une liste qui a été faite. Moi je peux jouer plusieurs positions, côté gauche ou dans l'axe, et je pense qu'avec Florent on peut aussi jouer tous les deux. Aujourd'hui, lui, à gauche, il a de l'avance sur moi. Mais quand tu es dans le groupe tu a envie de jouer aussi. Je ne vais pas te dire que j'ai envie de rester sur le banc, j'ai envie de saisir ma chance.
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