Manchester signe sa deuxième victoire d'affilée cette saison en Ligue des Champions
Par Sport Magazine,
mercredi 3 octobre 2007 à 11:42 :: Football
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Ils étaient venus pour se venger, ils ont eu, à plusieurs occasions, la possibilité de le faire et finalement ils ont été vaincus (1-0). Ils, c'est la "bande à Philippe Mexès", patron de la défense de l'AS Rome et premier frustré au coup de sifflet final. La réalité, froide et après 90 minutes d'un match acharné, engagé, équilibré, est là. Les Romains n'ont pas pu conjurer le mauvais sort, effacer le cauchemar d'une certaine nuit d'avril 2006. Nuit lors de laquelle les Giallorossi avaient touché le fond lors d'un quart de finale de Ligue des Champions (7-1) à Old Trafford. Déjà. Cette fois, la formation de Ludovic Giuly, titulaire mardi sur la pelouse du "théâtre des rêves", n'a pas pris le bouillon. Mais la défaite n'en demeure pas moins amère.
Dire que Manchester ne mérite pas son court succès serait injuste envers les champions d'Angleterre 2006. Les hommes de Sir Alex Ferguson, avec Louis Saha pour épauler Wayne Rooney à la pointe de l'attaque, emballent la rencontre, provoquent la pagaille dans une défense romaine guidée par un jeune homme, le portier italien Gianluca Curci, baptisé précocement en Ligue des Champions tout comme son homologue en face, le Polonais Thomas Kuszczak. Hormis sur coups francs (8e, 30e), grâce notamment à la patte droite de Totti, la Roma peine à se procurer de véritables opportunités de marquer.
Manchester plus réaliste
En fait, il faudra attendre le retour aux vestiaires pour voir les hommes de Luciano Spalletti se montrer véritablement menaçants. Entreprenants oui même mais sans jamais véritablement donner l'impression de pouvoir faire la différence, l'une des tares actuelles des Romains. Totti, imprécis face à la mire (48e), ne peut nier l'évidence : les vice-champions d'Italie éprouvent les pires maux pour marquer. Pis, la guigne s'invite à leur table après une frappe d'hors-cadre d'Aquilani, synonyme de blessure involontaire pour ce dernier (51e). Des soucis que les Mancuniens, eux, ne connaissent pas. Après un premier avertissement sans frais de Cristiano Ronaldo (69e), Rooney, parfaitement servi par Nani, préféré à Giggs, donne aux Giallorossi une leçon de réalisme (70e, 1-0).
Dur. Le scénario de la partie reste dans la gorge des partenaires de Mexès. D'autant que M. Mejuto Gonzalez, probablement étourdi devant le rythme d'enfer imposé par les deux équipes, oublie de siffler un penalty pourtant évident pour les Romains après une charge de Carrick sur Mancini dans la surface (68e). Un raté monumental d'Esposito, alors que Kuszczak était pris à contre-pied (88e), ne peut que nourrir le logique sentiment de frustration qui anime les visages italiens en fin de partie. Si séduisante en début de saison, la Roma a visiblement perdu la recette du succès. Qui sait, en cherchant minutieusement dans les vestiaires mancuniens, fringants leaders du groupe F, elle pourrait bien finir par la retrouver.
LA DECLA : Luciano Spalletti (manager de l'AS Roma)
"Je suis très déçu ce soir et mes joueurs le sont aussi. Nous avons le sentiment de ne pas avoir eu ce que nous méritions. Nous avons bien joué, nous étions disciplinés et bien organisés et nous nous sommes créés des occasions. Nous méritions au moins un point ce soir."
Eurosport - Alix DULAC
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