Sur un corner de Beasley, fruit d'un contre d'Hutton, McCulloch surgit dans l'axe et place une tête imparable (0-1, 23e). Sonnés mais par encore K-O, les Lyonnais réagissent sur deux coups francs de Juninho (28e, 31e). Mais dans le jeu, les champions de France peinent à trouver leurs marques, dans un schéma en 4-4-3 tâtonnant, avec Baros dans l'axe et le duo Benzema-Govou sur les côtés. Manquant de percussion malgré une circulation de balle souvent précise, les Lyonnais ne trouveront pas la solution individuellement pour surprendre une équipe venue défendre. Pourtant, le troisième coup-franc enroulé de Juninho aurait pu suffire à inverser la tendance (45e). Le poteau de McGregor en décida autrement. Un signe. Déjà.

Le coup de froid de Cousin

L'ancien Lensois Cousin, bien servi par Hutton, et auteur d'un travail dos au but remarquable les enfoncera un peu plus dans leur désarroi au retard des vestiaires (0-2, 48e). Dès lors, les hommes d'Alain Perrin n'auront pas ce sursaut d'orgueil, cette lueur de folie qui anima si souvent leurs soirées dorées. Bien au contraire, l'apathisme gagne les troupes. Sur une ouverture précise de l'excellent Cousin, Beasley part dans le dos de Cleber Anderson - une nouvelle fois bien fautif -, et bat Vercoutre, qui refusa de sortir (0-3, 53e).

Malgré les entrées conjuguées de Ben Arfa et Kader Keita (60e), les Lyonnais ne retrouveront pas leur souffle défaillant. A défaut d'occasions franches, Juninho tentera bien sa chance de loin. Mais le poteau, encore, brisera l'élan d'un possible renouveau (70e). En réussite sur leurs attaques, les Ecossais l'ont aussi été en défense, même si McGregor a montré d'excellentes dispositions sur une frappe puissante de Ben Arfa (83e). Sur un corner de Juninho, Cleber Anderson trouvera encore la transversale (84e). Pour la troisième fois, le poteau venait de rendre son triste verdict. L'OL ne s'en relèvera pas. Défaits pour la seconde fois sur un score sans appel, les hommes d'Alain Perrin ont surtout failli par manque de vitesse et d'inspiration dans le jeu. Dominateurs mais inefficaces, les Lyonnais ont été trahis par leurs errements défensifs. Leur péché préféré.

LA DECLA : Juninho (capitaine de Lyon)

"On savait comment jouait Glasgow, on savait qu'ils allaient tous défendre. Mais avec un seul attaquant ils nous ont posé beaucoup de problèmes. On a bien démarré le match, même si vous avez peut-être vu autre chose, puis on a pris un but. Mais prendre un but ce n'est pas la fin du monde, on avait le temps pour réagir. Puis on prend tout de suite le deuxième, et le troisième... Je ne pense pas qu'on a été mauvais, même si on ne s'est pas créé beaucoup d'occasions nettes. C'est un moment difficile, comme on n'en a pas connu depuis longtemps, mais il faut jouer la troisième place. On est capable de se qualifier, mais il faut être réaliste... Cela fait six buts qu'on prend et on n'a pas marqué..."

Eurosport - Julien BIGORNE