ven 28 sep 2007
le Real Madrid a cependant repris la tête de la Liga
28 09 2007Bernd Schuster peut se frotter les mains. Même si son équipe n'a pas pratiqué le football chatoyant qui a justifié sa venue pour remplacer Fabio Capello, il peut définitivement voir l'avenir avec optimisme. Car son Real Madrid a gagné en jouant mal, et cette caractéristique est normalement la propriété des équipes qui finissent par remporter un titre. Tout est relatif cependant. Les Merengue ont réussi de très belles phases de jeu, mais de façon trop rares pour vraiment parler d'une prestation accomplie. La résistance du Betis n'y est pas étrangère non plus. La formation andalouse a livré une très belle partie et aurait même dû l'emporter avec un peu plus de réussite. Mais celle-ci était dans le camp d'en face.
Sans Van Nistelrooy, laissé au repos par Bernd Schuster et remplacé par Javier Saviola en attaque, le champion en titre a pourtant réussi un excellent début de match. Il aurait même pu ouvrir la marque par Raùl si la frappe du capitaine des Merengue avait trouvé le cadre de Ricardo (7e). Mais la bonne période madrilène n'a duré qu'un bon quart d'heure. Le temps pour le Betis de mettre son remarquable pressing en marche.
Le Betis touche du bois
Plus conquérants, les Andalous privaient les locaux de ballon et manquaient même de prendre l'avantage sur une reprise à bout portant d'Edu renvoyée par Casillas (34e). Ou sur cette tête de Rivas repoussée par le poteau du portier madrilène, archi-battu (41e). Les joueurs du Real étaient finalement heureux de regagner les vestiaires sur un score nul et vierge, ce qui ne les empêchait pas de continuer à subir la domination des visiteurs à la reprise.
Le coaching de Schuster allait finalement faire la différence dans cette rencontre. Entré à l'heure de jeu, Robben éliminait trois défenseurs de Betis avant de servir Raùl, légèrement accroché par Rivas dans la surface. Le capitaine des Merengue transformait lui même le penalty généreusement accordé (1-0, 65e). Les Andalous tentaient de revenir mais la réussite était définitivement du côté du Real, à l'image d'un coup franc de Sobis dévié sur la transversale de Casillas (74e) et d'une frappe de Gonzalez repoussée par le poteau du portier du Real (76e). La chance du Betis était passée et le Real faisait le break sur un joli retourné acrobatique de Julio Baptista (2-0, 83e). Le Brésilien scellait le succès des siens, dont on retiendra surtout qu'il a été acquis avec beaucoup de réussite.
Eurosport - Vincent BREGEVIN